Jeune rousse nue escort girl oise

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Mais comment se fait-il ainsi que je dépasse Ces corps qui, plus légers, sont semés dans l'espace? A ces mots, de son sein sortit un doux soupir. Et son regard vers moi fui celui d'une mère Sur son fils délirant qu'elle voudrait guérir. C'est en lui qu'aperçoit tout être raisonnable La trace du pouvoir éternel, souverain Dont cet ordre est l'ouvrage, et qui l'a seul pour fin. Toutes natures sont à s'y soumettre enclines. Selon que leur essence , en sa diversité, Les rend de leur principe ou plus ou moins voisines ; Toutes ont vers leur but, de différent côté.

Sur l'océan de l'être à se mouvoir, chacune Suivant le propre instinct qui lui fut affecté. Que la terre subit la loi de gravité. Sur soi réunissant et resserrant sa masse. C'est cet arc 15 vers leur but qui non seulement cliasse Les êtres dépourvus de sens et de raison. Mais ceux encor de Dieu qui reçurent en don La raison et l'amour. L'immense Providence] Qui régla tout ainsi, fait d'un calme éternel.

Par sa seule splendeur, que jouit tout le ciel Où l'astre va tournant qui plus fait diligence 14 ; E. Nous pousse la vertu de la puissante corde Qui lancé chaque chose au but qui lui sourit ; Mais comme maintes fois la forme ne concorde- Avec l'intention que l'artiste nourrit , Parce que la matière est sourde ou se raidit , La créature aussi de son sentier s'écarte , A laquelle il ne fut si limité par Dieu Qu'usant de son pouvoir, elle ne s'en déparie , 10 PARADISO.

Non dei più ammirar, se benc stimo , Lo tuo salir, se non corne d' un rivo. Se d' alto monte scende giuso ad imo. Maraviglia sarebbe in te, se privo D' impcdimento giù ti fossi assiso , Com' a terra quïeto fuoco vivo. Quinci rivolse in ver lo Gielo il viso.

Cyrra et Nisa , villes où Apollon était adoré. Dante dit dans le Convito qne les étoiles sont plus remplies de vertu quand elles sont plus voisines de Téquateur ; au commen- cement du printemps, le principe vital redouble d'activité. Il faudrait t'étonner si , n'étant entravé Par rien dans ton élan vers la céleste rive 16 , Comme si reposait à terre flamme vive.

Tu fussas demeuré sur la cime du mont. Et Platon dit que les cieux se meuvent cherchan. Tourne dans TEmpyrée le Ciel ap- pelé premier mobile, dont Se mouvement est le plus rapide, puisqu'il contient les autres qui le reçoivent de lui. Tomate a riveder li vostrî lîti: V acqua, eh' io premp, giammaî non si corsp.

Voi altri pochi , che drizzaste 1 collo Fer tempo al pan degli Angeli y del quale Yivesi qui , ma non si vien satollo: Metter polete ben per V alto sale "Vostro naviglio , servando mio solco' Dinanzi air acqua , che ritorna eguale. La concreata e perpétua sete Del dei forme regno cen' porta va Veloci quasi , come '1 Ciel vedele. Béatrice in suso, ed io in lei guardava: Quant à vous, peu nombreux, dont le désir poursuit Ce pain des anges saints qui nourrit en la vie , Hais dont entièrement nul ne se rassasie.

Ceux jadis de Colchos qui firent le voyage S'émerveillèrent moins lorsqu'ils virent Jason Dompter les fiers taureaux gardiens de la toison , Que vous ne le ferez, la tâche terminée.

L'ardente soif en nous perpétuelle, innée Du séjour déiforme 1 en haut nous emportait, Rapides presque autant qu'en son vaste trajet Le ciel que nous voyons 2.

Béatrice attentive Regardait fixement en haut , moi , dans ses yeux 3. Dans ce qu'il faut de temps pour qu'un trait vole, arrive. Décoché par le bras d'un archer vigoureux , J'atteignis où, frappé d'un aspect merveilleux. Force me fut sur lui de reporter ma vue. Celle à qui ne pouvait cacher mon ame émue Ce qu'elle ressentait de désir curieux. Vers moi se retournant, belle et le front joyeux. Che n' ha congiunU con la prima Stella. Pareva a rae, che nube ne coprisse Lucida, spessa, solida e pulita, Quasi adamante che lo Sol ferîsse.

Per entro se 1' eterna margherita. Ne ricevette, com' acqua recepe Raggio di luce , permanendo unita. Madonna, si devoto, Quant' esser posso più, ringrazio Lui , Lo quai dal roortal mondo m' ha ri moto. Ma ditemi, che son li segni bui Di questo corpo , che laggiuso in terra Fan di Gain favoleggiare altrui? Ella sorrise alquanto ; e poi: S' egli erra L' opinion y mi disse, de' mortali, Dove chiave di senso non disserra , Certo non ti dovrien punger gli strali D' ammirazione ornai: Ma dimmi quel, che lu da te ne pensi.

La spera otlava vi dimostra molti Lumi, li quali e nel quale, e nel quanlo Notar si posson di divers! JK 45 A la première étoile ici que tu vois luire 4. Dense, poli, solide, et tel qu'un diamant Que ffftppe le soleil , s'étendit à la ronde. Le saphir éternel nous reçut comme l'onde , En demeurant unie, un rayon lumineux. Si j'étais corps alors et ne se connaît guère Etendue absorbant étendue étrangère ; Ce qui doit toutefois ainsi s'effectuer Lorsqu'un corps dans un corps vient à s'insinuer 5 , Plus grand désir encor, plus vive impatience Doit nous brûler de voir celte divine essence Dans laquelle on comprend à Dieu comment s'unit Notre humaine nature en corps comme en esprits Là , nous apparaîtra rayonnant d'évidence Tout ce que nous tenons pour article de foi ; Non par raisonnement , mais visible de soi , Gomme quand nous saisit la vérité première 6.

Elle sourit un peu , puis: Mais d'abord apprends-moi ce que toi-même penses. Les][astres circulant dans la huitième sphère 9 Sont divers de grandeur ainsi que de lumière , Et se distingue en tous un aspect différent. Si d'une essence rare ou dense seulement G'était le résultat, une môme influence.

Fora di sua materia si digiuno Esto pîaneta, o si corne comparte Lo grasso e '1 magro un corpo, cosi questo, Nel 8U0 volume cangerebbe carte. Se '1 primo fosse, fora manifesto Neir eclissi dcl Sol , per trasparere Lo lume , corne in altro raro ingesto.

S' egli è, che questo raro non trapassi, Esser conviene un termine, da onde Lo suo contrario più passar non lassi: Benchè nel quanto tanto non si âtenda La vista più lontaua , li vedrai Come convien , ch' egual mente risplenda. Sont le maigre et le gras, son livre à cet égard Serait fait d'un papier divers à chaque page Le premier cas fondé, lorsqu'elle éclipserait Le disque du soleil, ou le rencontrerait, Tiendrait à transparaître aussitôt sa lumière.

Comme à travers tout corps où rare est la matière. Or, c'est ce qui n'est pas. Il faut donc maintenant Passer à l'autre , et , si je le mets au néant , Ton avis n'a pour lui qu'une fausse apparence.

Si cette rareté, même en s'étendant loin. Ne va de part en part , doit se trouver un point Où son contraire fait cesser la transparence 14 ; Sont alors refoulés les rayons lumineux , Comme se réfléchit la couleur dans le verre D'une feuille de plomb qu'on revêtit derrière. Mais objecteras-tu que le rayon aux yeux Apparaît plus obscur parce qu'il va par place Se réfracter plus loin sur la dense surface. Le problème sera , lorsque tu le voudras , Par toi-même éclairci , grâce à l'expérience D'où découle surtout votre humaine science.

Tu prendras trois miroirs, desquels tu placeras. Derrière toi dispose un feu dont la lueur Soit par les trois miroirs à la fois répétée , Et vers toi dans chacun brille répercutée ; Tu verras, bien qu'étant d'une moindre grandeur. Que la flamme à tes yeux de plus loin reflétée Près des autres n'aura rien à perdre en splendeur. Gli altri giron per varie differenze Le distinzion, che dentro da se hanno, Dispongono a lor uni, e lor semenze, Questi organi del mondo cosl vanno, Goine tu vedi ornai , di grado in grado , Che di su prendono, e di sotto fanno.

Riguarda bene a me si com'io vado, Per questo loco al ver, che tu disiri, Si che poi sappi sol tener lo guado. Lo moto e la virtù de' santi giri , Come dal fabbro V arte del martelJo , Da' beati motor convien che spiri. E '1 Ciel f cui tanti lumi fanno bello , Dalla mente profonda, che lui volve, Prende V image, e fassene suggello.

Ë come r aima dentro a vostra polve, Per diiferenti membra , e conformate A diverse potenzie. Yirtù diversa fa diversa lega Col prezïoso corpo, chel' avviva, Nel quai, si come vita in voi, si lega.

Tourne, au-dedans du ciel de la paix éternelle 15 , Un corps 16 dont la vertu qu'il lui transmet recèle De tout ce qu'il contient le germe merveilleux Ainsi vont , tu le vois , ces organes du monde Par degrés exerçant leur action féconde , Empruntant au-dessus , au-dessous opérant. Suis bien comme par-là j'avance constamment Vers cette Vérité que lu voudrais voir luire , Pour que tu puisses seul ensuite la déduire.

Des bienheureux moteurs 20 vertus , impulsion , Doivent être transmis à chaque sainte sphère. Ainsi que le marteau qui sur le fer opère. Reçoit de l'artisan force et direction. De même aussi , tournant sur sa propre unité, La haute intelligence au loin ce multiplie En répandant sa vive et puissante énergie , Par ces étoiles dont tu vois les cieux semés. Or, diverse vertu diversement s'allie A ces corps radieux et, par elle animés , S'unissent à chacun ainsi qu'en vous la vie.

Gome letizia per pupilla viva. Da essa vien ciô, che da luce a luce Par dififeiente, non da denso e raro: Essa è formai principio, che produce. Conforme a sua bontà, lo turbo, e 'I chiaro. XX de l'Enfer, à la note. Dans cette nature est l'inégale clarté , Non dans la rareté ni dans la densité.

ÎS Le huitième Ciel, celui des étoiles fixes. Provando , e riprovando , il dolcc aspelto: Ed io, per confessar corretto e cerlo Me stesso tanto, quanto si convenne Levai lo capo a profferer più erto. Ma visîone apparve , che ritenne A se me tanto stretto, per vedersi , Che di mia confession non mi sovvenne. Quali per vetri trasparenti e tersi , ver per acque nitide et tranquille Non si profonde, che i fondi sien persî, Tornan de' nostri visi le postille Debili si che perla in bianca fronte Non vién men tosto aile nostre pupille: Tal vid' io più facce a parlar pronte: Perch' io dentro air error contrario corsi A quel , ch' accese amor tra V uomo e '1 fon Subito, si com' io di lor m' accorsi , Quelle stimando specchiati sembianti, Per veder di cui fosser, gli occhi torsi, E nulla vidi , e ritbrsili avanti Dritli nel lume délia dolce guida, Che sorridendo ardea negli occhi santi.

Ma te rivolve , corne suole , a volo ; Vere sustanzie son , ci6 che lu vedi , Qui rilegate per manco di vôto.

Perô parla con esse , e odi e credi , Che la verace luce , che le appaga, Da se non lascia lor torcer li piedi. Ed io air ombra, ,che parea più vaga Di ragionar, drizzaimi, e cominciai. Déjà , comme à parler alors que Ton s'apprête , Autant qu'il convenait j'avais levé la tête ; Mais le spectacle à moi qui se montra soudain A tel point absorba ma vue et ma pensée Que ma confusion en oubli fut laisst'ie.

Ne t'élonne , dit-elle , ainsi si je souris De ton erreur d'enfant, quand ta marche incertaine Du vrai t'éloigne encore et fait , comme jadis. Pour parvenir au but que ta fatigue est vaine. Alors je m'avançai vers l'ombre qui montrait Te me parler désir plus vif bien que discret , Et dis, comme troublé d'une trop forte envie: Grazîoso mi ûa, se mi coiitenti Del nome tuo , e délia vostra sorte ; Ond'ella pronta e con occfai ridenti: La nostra carità non serra porte A giusta voglîa, se non corne quella, Che vuol simile a se tutta sua corte.

Ne' mirabili aspetti Yostri risplende non so che divino, Che vi trasmuta da' primi concetti: Perô non fui a rimembrar festino ; Ma or m'aîuta ciô, che tu midici. Si che raffîgurar m' è più latino. Gon queir altr' ombre pria sorrise un poco: Da indi mi rispose tanto lieta, Ch' arder parea d' amor nel primo foco ; Frate, la nostra volontà quîeta Yirtù di carità, che fâ yolerne Sol quel, che avemo, e d' altro non ci asseta. Et, les yeux souriants , sans que je dusse attendre , lille me répondit: Me sais quoi de divin, repris-je, se marie A.

Je la vis quelque peu sourire, et l'imitèrent Les ombres dont les yeux sur les siens se portèrent; Puis , le front d'allégresse à tel point radieux Qu'elle semblait d'amour sentir les premiers feux. Dont la sainte veitu constamment les modère. Anzi è formale ad esto beato esse Tenersi dentro alla divina voglia, Perch' una fansi nostre voglie stesse. Si che corne noi sem di soglia in soglia Per queslo rsgno, a tutto il regno place , Gom' allô Re , ch' a suo voler ne 'nvoglia: In la sua volontade è nostra pace: Ella è quel mare , al quai tutto si muove Ciè y ch' ella cria , e che natura face.

Ghiaro mi fu allor , com' ogni dove In Gielo è Paradiso y etsi la grazîa Del somme Ben d' un modo non vi piove. Ma si com' egli awien, s' uncibo sazîa, Ë d' un altro rimane ancor la gola y Ghe quel si chiere , e di quel si ringrazia ; Gosi fec' io con atto e con parola , Per apprender da lei quai fu la tela , Onde non trasse insino al c6 la spola.

Dal mondo, per seguirla, giovinetta, Fuggimmi, e nel su' abito mi chiusi , E promisi la via délia sua setta. Dio lo si sa, quai poi mia vita fusi. Di tutto '1 lumc dclia spera nostra Giô ch' io dico di me, di se inteiide: Sorella fu , e cosi le fii tolta Di capo r ombra délie sacre bende.

Ma poi che pur al monde fu rivolta Contra suo grado, e contra buona usanza, Non fu dal ver del cuor giammai disciolta. Qucst' è la luce délia gran Gostanza, Che del secondo venlo di Soave Generè '1 terzo , e V ultima possanza. Ma quella folgorô nello mio sguardo Si, che da prima il viso nol sofFerse: Voir la note 2 du ch. Malefami Malefarai , méfaîs-moi on tu niéferas.

Je la suivis au loin tant qu'il me fut possible Et, quand je la perdis , je ramenai mes yeux Vers un but dont j'étais encor plus désireux: Dante ne voulant pas se rendre garant du miracle, lui fait dire Dien le sait. Qui inflatur superhiâ vento pascitur.

Si si starebbe un agno intra duo brame Di fieri lupi , igualmente temendo: Si si starebbe un eane intra duo dame. Fessi Béatrice, quai fe' Danîello, Nabuccodonosor levando d' ira , Ghe r avea fatto ingiustamente fello. Se '1 buon voler dura, La vîoleniii aHrui per quai ragione Di meritaf mi scema la misura? Seconde la sentenza di Platone. Queste son le quîstion, che nel tuo velle Pontano igualemente: Un agneau resterait de môme entre deux loups , Immobile et craignant également leurs coups: Bintre deux jeunes faons de même chien de chasse.

De deux doutes divers pareillement poussé, le me trouvais réduit forcément à me taire. Blâme ou louange , ici je m'en vois dispensé , Car c'était de ma part silence nécessaire: Ce que fit Daniel pour calmer la colère Dont était enflammé Piabuchodonosor, Quand son injuste arrêt allait frapper de mort 2 , Le fit ma dame et dit: Tu le dis à part toi: De douter te fournit en outre occasion ''r Aux étoiles de voir, selon l'opinion Par Platon professée en sa philosophie, Les âmes retourner lorsque finit la vie 4.

Ce sont là les deux points que tous deux à la fois Tu brûles d'aborder sans oser faire un choix. Je traiterai d'abord celui-là qui recèle Du venin de l'erreur plus notable parcelle. Ma tutti fànno bello il primo giro , Ë differentemente han dolce vita , Per sentir più e men V eterno spiro.

Qui si mostraron , non perché sorti la 8ia questa spera lor , ma per far segno Délia celestîal , ch' ha men sali ta, Cosî parlar conviensi al vostro ingegno , Perocchè solo da sensato apprende Giô , che fa poscia d' intelletto degno.

Per questo la Scrittura condescende A vostra facultate, e piedi e mano Attribuisce a Dîo , ed altro intende: E santa Chiesa con aspetto umano Gabriel l' e Michel vi rappresenta , E r altro, che Tobbia rifece sano. Dîce , che V aima alla sua Stella riede, Gredendo quella quindi esser decisa, Qiiando natura per forma la diede. Questo principio maie inleso torse, Già tutto '1 mondo quasi, si cheGiovc, Mercurio, e Marte a nominar trascorse.

Ici ceux-là naguère S'offrirent à tes yeux, non pas qu'en cette sphère Soit fixé leur séjour; mais pour qu'en s'y montrant, Comme elle est au plus bas dans l'espace céleste , Dans rélernelle cour tu juges de leur rang.

Puisque c'est eux qui seuls peuvent lui révéler Ce qu'il transmet ensuite à votre intelligence 6. Ainsi condescendant à vôtre insuffisance, L'Écriture attribue à Dieu des pieds, des mnins.

Mais autre chose entend, que sonde la science: Ce que des âmes dit Timée est différent De ce qu'on voit ici , parce que l'on comprend Qu'il parle comme il croit et non pas par figure: Son sentiment est donc qu'elle s'en sépara Quand dans un corps humain l'enferma la nature.

S'il entendit que doit aux astres refourncr Ce que leur influence eut d'honneur ou de blâme , Durant l'humain voyage, à répandre sur Tâme, Près du vrai sa pensée aurait été donner. Ce principe compris d'une façon contraire Dans Terreur fit tomber presque toute la terre , Qui bientôt dans le ciel fourvoyant ses regards Proclama dieux Mercure et Jupiter et Mars. Ua men velen , perocchè sua malizFa Non ti potria mcnar da me altrove. Ma perché puote vosiro accorgimento Ben penetrare a questa veritate, Come disiri , li farô contento.

Se vtolenza è quando quel , che pâte, INîente conferisce a quel che sforza , Non fur quest' aime per essa scusate: De ce que je t'ai dit tu gardes souvenir. Que ne peut d'âme élue une erreur provenir , Près comme elle est toujours de la vérité même; Et tu viens cependant de Piccarde d'ouïr Que conserva Constance affection extrême Pour le voile sacré qu'elle se vit ravir.

Avis divers t'en semble entre nous ressortir Mis bien plus d'une fois il est advenu , frère, Que pour fuir un péril on fit contre son gré 50 paràdiso.

Voglia assoluta non consente al danno: Ma consentevi in tanlo , in quanto terne , Se si ritrae, cadere in più atîanno. Perô quando Piccarda qucllo spreme , Délia voglia assoluta intende, ed io Deir altra ; si che ver diciamo insieme. Ma Quei, che vede, e puole a. Io veggio ben, che giammai non si sazia Nostro intelletto , se '1 Ver non Io illustra , Di fuor dal quai nessun vero si spazia.

Posasi in esso, come fera in lustra, Tosto che giunto T ha: Nasce per quello a guisa di rampbllo Appiè del vero il dubbio: Questo m' invita, questo m' assicura Con riverenza. Il ne t'en faut sans doute davantage voir dé toutes deux que fut vrai le langage, le du saint ruisseau qui prenait son essor tte source d'où toute vérité sort ondulation.

Ch' alla vostin stadcra non sien parvî. Béatrice à ces mots sur moi fixa ses yeux: De même Saint-Thomas t Saint-Grégoire. Si che degli occhi tuoi vinco '1 valore , Non ti maravigliar: Tu voi saper se con altro servigio, Per manco voto si puô render tanto, Ghe r anima sicuri di litigîo. Si cominciô Béatrice questo canto: E , si com' nom , che suo parlar non spezza , Continué cosi '1 processo santo: Lo maggior don , che Dio per sua larghezza Fesse creando, e alla sua bontate Più conformatOy e quel ch' ei più apprezza, Fu délia volontà la libertate , Di che le créature intelligenti , E tutte e sole furo e son dotate.

Dunque , che render puosi per ristoro? Se credi bene usar quel , ch' bai offerto , Di mal toUetto vuoi far buon lavoro. Que peut-il donc encor De ce qu'il reprendrait donner en récompense? S'il crut bien employer ce qu'il offrit d'abord , C'est d'un bien mal acquis qu'il aurait l'espérance De faire un digne usage , et ce serait à tort 3.

Doit du point principal te frapper l'évidence. Mais l'Ëglise accordant à ce sujet dispense. Ce qui semblerait mettre en contradiction Ce que je t'ai montré de vrai , d'incontestable ; Il faut encore un peu que je te tienne à table Pour qu'ait à concourir à la digestion D'un mets substantiel l'aliment convenable 4.

Duo cose si convengono ail' esscnza Di questo sacriûcio: V iina è quella , Di che si fa ; Y altra è la convcncnza. Quest' ultima giammai non si cancclla , Se non servata, cd intorno di lei , Si preciso di sopra , si favella: Verà necessitalo fu agli Ebrei Pur r offerire, ancor che alcuna ofTerla Si permutasse, corne saper déi.

Ma non trasmuti carco alla sua spalla Per suo arbitrio alcun, senza la volta Ë délia chiave bianca , c délia gialla: Nen prendano i mortali il voto a ciancia: Siate fedeli, ed a ciô far non bioci. Corne fu lepte alla sua prima mancia: Oui più si convenia dicer: Onde pianse Ifigenia il suo bel volto, E fe' pianger di se e i folli c i savi , Ch' udir parlar di cosi fatto collo.

Siate, Gristiani, a muovcrvi più gravi: Ouesto vi basti a vostro salvamento. Hais que, même en ce cas, nul mortel ne s'avise faix qu'il doit subir de prétendre juger ; ivent tourner d'abord les deux clés de l'Eglise 5. IS avez Tancien, le nouveau Testament ir guides, et la voix du Pasteur de l'Eglise ; ir marcher au salut que cçla vous sufiise. Si che '1 Giudeo tra voi di voi non rida.

Non fate corne agnel , che lascia il latte Délia sua madré, e semplice e lascivo Seco medesmo a suo piacer combatte. Poi si rivolse tutta disiante A quella parte, ove '1 mondo è più vivo. Lo suo piacer, '1 tramutar semblante Poser silenzio al mio cupido ingegno, Che già nuove quistioni avea da vante.

E si come saetta , che nel segno Percuote pria che sia la corda quêta, Cosi corremmo nel secondo regno. Quîvi la donna mia vid' îo si lieta Come nel lume di quel ciel si mise, Che più lucente se ne fe' il pianeta. E se la Stella si cambiô e rise. Quai mi fec' io , che pur di mia natura Trasmutabile son per tutte guise! Come in peschiera , ch' è tranquilla e pura , Traggono i pesci a ciè, che vien di fuori Per modo, che lo stimîn lor paslura: Si vid' io ben più di mille splendori Trarsi ver noi, ed in ciascun s' udiu, Ecco chi crescerà li nostri amori: Pensa, Letlor, se quel, che qui s' înîzia, Non procedesse , come tu avresti Di più savere angosciosa carizia: E per te vederai, come da questi M' era 'n disio d' udir lor condizioni , Si come agli occhi mi fur manifesti.

Comme la flèche au but frappe lorsqu'encor tremble La corde dont Tefifort fit sa rapidité , Nous franchîmes l'espace et parvînmes ensemble Dans le second royaume; et parmi la clarté De ce ciel radieux quand pénétra ma dame , Il se manifesta tant de joie en son âme Que d'un plus vif éclat l'étoile en resplendit 7.

Or, si changea d'aspect la planète et sourit , Que dus-je faire , moi , mobile par nature , Que toute impression avec force saisit?

Gomme dans un vivier dont l'onde est calme et pure Accourent les poissons vers les appâts trompeurs Qu'on leur jette du bord sous forme de pâture , De même j'aperçus plus de mille Splendeurs 8 Faire hâte vers nous , et répétait chacune: O mille fois heureux toi que la grâce appelle Aux pompes du triomphe en la gloire éternelle Avant d'avoir quitté les rangs des combattans!

Di noi chiartrti , a tiio placer ti sazio. Cosi da un di quelli spirli pii Detto mi fu ; c da Béatrice: Di' di' Sicuramente, e credi corne a Dii. Si corne '1 Sol , che si cela egli stessi Per troppa luce, quando '1 caldo ha rosj Le lemperanze de' vapori spcssi: Per più letizia , si mi si nascose Denlro al suo raggîo la figura santa , E cosi chiusa chhjsa mi rispose Nel modo y che '1 seguente canto canta.

Béatrice représente la science divine resplen- dissante de toute la lumière de son. Sur son visage apparaissent des choses qui sont une image des plai- sirs du Paradis ; c'est-à-dire dans ses yeux et dans son sourire. Et, ici, il est à propos de savoir que les yeux de la science sont ses démonstrations qui rendent la vérité évidente; son sonrire, ses persuasions , qui font briller sans aucun voile les clartés intérieures; et, dans ces deux choses, on éprouve ce suprême plaisir de béatitude qui est, en Paradis, le souverain bien.

Je vois assurément comme tu resplendis 3 ta propre lumière en tes yeux qui lamboic ,: Euripide, Ipliigénie en Taur. Une âme aimante de plus nous apporte un accroissement niour. II Par le voisinage du Soleil. Ma il benedetto Agabito , che fue Sommo Pastore, alla fede sincera lli dirizzô con le parole sue. Io gli credetti, e ciè che suo dir' era , Veggio ora chiaro, si come tu vedi Ogni contraddizione e falsa e vcra. Or qui alla quistion prima s' appunta La mia riposta ; ma sua condizione Mi stringe a scguitare alcuna giunta: Je suis Justinien et fus César naguère.

Par l'inspiration de Téternel amour 3 Que désormais je goûte au céleste séjour Dans les lois j'élaguai le trop et l'inutile [à. Je le crus et je vois désormais clairement Qu'il ne m'abusait pas, comme est pour toi palpable Que contradiction renferme et faux et vrai 6.

Quand de l'Eglise j'eus embrassé la doctrine , Dieu daigna m'inspirer par sa grâca divine Le glorieux labeur auquel je me livrai. Alors je confiai l'armée à Bélisaire Et s'unit du Très-Haut la droite tutélaire A la sienne à tel point que j'eus soudain connu Du repos que pour moi le temps était venu.

Perché tu vcggi con quanta ragionc Si move contra il sacrosanto scgno , E chi '1 s' appropria y c clii a lui s' opponc. Yedi quanta virlù 1' ha faite degno Di rivcrenza, e cominciè dair ora, Che Pallante mori per dargli regno.

Onde Torquato, e Quintio, che dal cirro? Iegletto fu nomato , e Deci , e Fabi Ëbber la fama , che volentier mirro. Sott' esso giovanetii trionfaro Scipione e Pompeo , ed a quel colle , Sotto '1 quai tu nascesti , parve amaro. Poi presse al tempo, che tutte '1 Ciel voile Ridur te monde , a sue mode , serene , Gesare , per voler di Roma il telle: In ver la Spagna rtvelse le stuole: Poi ver Durazzo , e Farsaglia percesse Si , ch' al Nil calde si scnli dcl duolo: Pour séjour trois cents ans Albe put lui suflire, Du le sais , jusqu'au jour où, pour lui combattant , "rois furent opposés à rois.

Tu sais comment Il vainquit sous sept rois les nations voisines , Entre Tenlèvement des plaintives Sabines i: Tu sais ce que porté par tant de fiers Romains. Il fit contre Brennus, contre le roi d'Ëpire, Contre peuples et rois ligués pour les détruire; Ce qu'il a dû de gloire au vaillant Torquatus,. Il terrassa l'orgueil du farouche Africain, Sur les pas d'Ânnibal qui se ruant en foule , A travers les rochers alpestres d'où s'écoule Le Pô majestueux se fraya le chemin.

Sous lui jeunes encor Scipion et Pompée Iriomphèrent tous deux , et la cime escarpée Sous laquelle tu vis le jour fut aux regrets Puis lorsque pour franchir bientôt le Rubicon De Ravenne il sortit, fut son vol si rapide 2ue pour le suivre et langue et plume s'intimido. Vers l'Espagne il entraîne alors les légions , Ensuite à Durazzo 15 , puis il frappe Pharsalo FA ne tardent du Nil les chaudes régions K sentir la douleur de rattciuto fatale. Antandro c Simoenta , onde si mosse , Rivide, e là, dov' Ellorc si cuba, Ë mal per Tolommeo poi si riscosse.

Da onde vcnne folgorando a Giuba: Poi si rivolse nel vostro Occidenlc , Dove sentia la Pompeiana tuba. Piangene ancor la trista Gleopatra , Che fuggendogli innanzi , dal colubro La morte prese subitanea ed atra. Con costui corse insino al lito rubro; Con costui pose '1 mondo in tant a pace, Che fu serrato a Giano il suo delubro. Ma ciôy che '1 segno, che parlar mi face,.

Fatto avea prima, e poi era fatturo Per lo regno mortal ch' a lui soggiace, Diventa in apparenza poco e scuro, Se in mano al terzo Ccsare si mira Con occhio chiaro, e con affetto puro: Or qui t' ammira in ciô, ch' io ti replico. Poscia con Tito a far vendetta corse Délia vendetta del peccato antico. Ornai puoi giudicar di que' cotalî , Ch' io accusai di sopra , e de' lor falli , Che son cagion di tutti i vostri mali.

Brutus et Cassius que la douleur dévore missent dans l'Ënfer des maux que leur coûta lui de qui le bras ensuite le porta Or, fais attention maintenant à ceci ; is tard avec Titus il courut sans merci venger des vengeurs de la première offense Tu peux apprécier, je pense désormais ceux que n'est longtemps encore j'accusais 24 leurs folles erreurs qui de vos maux sont cause, m à l'enseigne sainte avec audace oppose bannière aux lys d'or 25 ; et dans un but humain , ntérêt de parti, l'autre se l'approprie 26 , qu'on doute où plus grande est l'aveugle folie.

Moite fîate già pianser H figli Per la colpa de! Questa picciola Stella si corroda De' buoni spirti, che son stati attivi, Perché onore e fama gli succéda: E quando li desiri poggian quivi, SI disviando, pur convien che i raggi Del vero amore in su poggin mon vivi.

Ma nel commensurar de' nostri gaggi Col merto, è parte di nostra letizia, Perché non li yedém minor, ne maggi. Quinci addolcisce la viva giustizia In noi r affetto si , che non si puote Torcer giammai ad alcuna nequizia. Diverse vQci fanno dolci note ; Gosi diversi scanni in nostra vita Rendon dolce armonia tra queste ruote. E dentro alla présente margherita Luce la luce di Roméo, di cui Fu r opra grande e bella mal gradita: Ma i Provenzali, che fer contra lui. E poi il mosser le parole biece  dimandar ragione a questo giusto, Ghe gli assegnù sette e cinque per diece.

Indi parlissi povero e velusto: E se '1 mondo sapcsse '1 cuor, ch' egli cbbe, Mendicando sua vita a frusto a frusto, Assai lo ioda, e. La vivante justice ainsi redouble en nous Le sentiment d'amour qui s'exhale plus doux Et qui du droit sentier désormais ne dévie.

Mais n'ont les Provençaux qui furent contre lui E;. En mendiant son pain de village en villai'. De deux propositions contra- dictoires Tune étant vraie et l'autre fausse, il en résulte que toute contradiction contient à la fois le faux et le vrai. S L'aigle, enseigne impériale. Lqçain y fait abor- der César, pendant qu'il est à la poursuite de Pompée, pour voir l'emplacement de Troie. Antoine, et à Pc- rouse contre son frère, L.

Antoine, qu'il fit prisonnier. Voir dans sou Traité de la Monarchie, quels étaient les voeux de Dante i oiir la paix. Pages 10, 23, 24, 25, 27, 83 de l'édiiion vénitienne de Zatta. L'aigle ainsi, emblème de la puissance impériale, exerça le plus haut degré de justice ter- restre, en sévissant sur la Divinité même.

Les uns disent qu'il abandonna Berenger, indigné de son ingratitude; d'autres qu'il jouissait encore de sa faveur lorsque Berenger mourut, en , et que, nommé par lui l'un des administrateurs de la Provence, il aurait marié Béatrice à Charles d'Anjou, en qualité de tuteur. Cosi , volgendosi alla nota sua Fu Yiso a me cantare essa suslanza, Sopra la quai doppio lume s' addua: Dille , dillc , Fra me, dille, diceva, alla mia donna, Ghe mi disseta con le doici stille: Secondo mio infallibile avviso, Gome giusla vendetta giustamente Punita fosse , t' bai in pensier miso: Ha io ti solverô toslo la mente: E tu ascolta, che le mie parole Di gran sentenzia ti faran présente.

Fer non soffrire alla virtù che vuole Freno a suo prode, queir uom che non nacquc Dannando se, dannô tutta sua proie: Onde r umana specie inferma giacque Giù per secoli molti in grande errore , ciiÀ? Vers les autres Esprits lorsqu'elle retourna , Ainsi j'ouïs chanter la splendide substance Qu'une double clarté d'abord illumina. Tous suivirent l'essor de la sublime danse Et, comme l'étincelle, à peine a-t-elle lui, A mes yeux les voila promptement la distance.

Plus d'un doute avait pris en mon esprit naissance; Tout bas je me disais: Parle-lui, parle-lui; Dîsais-je , m'adressant en moi-même à la dame 2 Dont les discours bénis désaltèrent mon âme. Mais ce respect profond qui n'a point de pareil Dont je suis dominé toujours pour B, pour IGE 5 , Me courbait comme un homme accablé de sommeil.

Ne me voulut longtemps voir languir Béatrice Et , laissant rayonner un sourire en ses yeux Tel qu'il ferait pâmer de joie au sein des feux , Elle me dit: Sois attentif; pour peu que ton oreille écoute, Ya luire à ton regard sublime vérité.

Or drizza '1 viso a quai che si ragiona. Questa natura al suo Fattore unita , Quai fu creata, fu sîncera e buona: Ma per se stessa pur fu ella sbandita Di Paradiso , perocchè si torse Da via di verità e da sua vila. Perô d' un atto uscir cose diverse: Gh' a Dio , ed a' Giudei piacque una morte: Per lei tremô la terra, e '1 Giel s' aperse.

Non ti dee oramai parer più forte, Quando si dice, che giusta vendetta Poscia vengiata fu da giusta corte. Ma 10 veggi' or la tua mente ristretla Di pensiero in pensier dentro ad un nodo,. Del quai con grau disio sol ver s' aspetta. Ben discerne ciù , ch' io ode: Ma perché Dio velesse, m' è occulte, A nostra redenzion pur questo modo.

Questo décrète, frate, sta sepulte Agli occhi di ciascuno , il cui ingegne Nella fiamma d' amer non è adulte. Veramente , perô ch' a questo segno Molle si mira , e poce si discerne , Dire perché tal modo fu più degno. U plut cette mort qui les Juifs satisût, essaillit la terre, et le Ciel se rouvrit, k doit s'expliquer à ton intelligence ot qui t'élonnait d'une juste vengeance ée elle-même avec juste motif, is je vois maintenant qu'en ton esprit pensif difficulté de nouveau se présente ; solution est vive ton attente, dis: Gi6 che da lei scnza mczzo distilla , Non ha poi fine, percbè non si muovc La sua impronta , quand' ella sigilla CÀà che da essa scnza mezzo piove, Libcro è tutto , perché non soggiacc Alla virtute dcllc cose nuovc.

Solo ii peccato è quel che la disfranca, C falla dissimile al Sommo Bene, Perché del lume suo poco s'imbianca , Ed in sua dignità mai non riviene, Ge non rïempie dovc colpa vola , Contra mal dilettar con giuste pêne. Yostra natura quando peccô tota Ncl semé suo, da queste dignitadi , Come di Paradiso fu remota: Ne ricovrar poteasi , se tu badi Ben sottilmente, per alcuna via, Senza passar per un di questi guadi: Ficca mo V occhio perentro V abisso Deir eterno consiglio, quanto puoi Al mio parlar distrettamente ûsso.

Non potea V uomo ne' tcrmini suoi Mai soddisfar, per non potere ir giuso Gon umiltate, obbedïendo poi, Quanto disubbidendo intese ir suso: E questa è la ragion , perché V uom fue Da poter soddisfar , per se dischiuso. Dunque a Dio convenia con le vie sue Riparar V uomo a sua inlera vita, Dico con r una , o ver con ambedue.

Ce qui découle d'elle immédiatement Est libre de tout point, et n'est de ce moment Soumis à l'action de cause secondaire 8. Ce qui plus lui ressemble aussi plus sait lui plaire, Car le divin amour en toute chose infus Est plus vif dans ce qui lui ressemble le plus. Ces privilèges sont de l'homme l'apanage 9 ; Uu de moins y il décheoit de son sublime rang. Le dorade lui seul le péché dont l'outrage Fait que du Bien Suprême il devient différent iO , Puisque dans ses rayons est moindre son partage.

Plus tard, il ne reprend jamais sa dignité Que n'ait la juste peine en sa sévérité Des coupables plaisirs dont il fut trop avide Effacé le péché, n'eu ait comblé le vide. Dans son germe premier lorsque pécha jadis Votre nature entière, elle perdit, déchue. Ses privilèges saints comme le Paradis ; Elle ne pouvait plus dans la même étendue Les recouvrer dès lors , si tu veux y penser, Par l'un de ces chemins sans avoir à passer: Ou que le Dieu clément en sa bonté suprême Accordât le pardon , oubien que par soi-même L'homme pour sa folie envers lui satisfît.

Or, plonge maintenant tes regards dans l'abîme De l'étemel conseil, et que ton sens intime S'attache, étroitement à ce que j'aurai dit. Et par cette raison l'homme ne fut reçu Soi-même à satisfaire , à laver son offense. A son entière vie afin qu'il fût rendu Il fallait donc alors par Dieu qu'il fût pourvu , Qu'il fit justice ou bien qu'il usât de clémence. Dell' Opérante, quaiito più appresenta Délia bontà del cuore, ond' è uscita ; La divina bonlà, che '1 mondo imprenla, Di procéder per tutte le sue vie A rilevarvi suso fu contenta: Ne tra r ullîma nolte, e'I primo die Si alto e si magnifico proccsso, per r una, o per V altro fue, o Ce.

Che più largho fu Dio a dar se stesso , In far V uom sufficicntc a rilevarsi: Che s' egli avesse sol da se dimcsso. Io veggio V aère , io veggio '1 foco , L' acqua , e la terra , e tutte lor misture Yenire a corruzione , e durar poco: E queste cose pur fur créature: Gli Angeli, frate, e '1 paese sincero, ]Nel quai tu se' , dir si posson creati , Si corne sono in loro essere intero: Ma gli elementi , che tu hai noma î, E quelle cose, che dir lor si fanno, Da creata virtù sono in format i.

Greata fu la mater ia , ch' egli ban no: Creata fu la virtù informante In queste stelle , ch' interne a lor vanno. L'anima d' ogni brulo, e délie pianle Di complession potenzîata tira Lo raggio e '1 moto délie luci santé. Ma nostra vita senza mezzo spira CBA? La somma benignanza, e V innamora Di 8è , si che poi sempre la disira.

Sabaoth signifie armées, et Malkaotb, au pluriel Mal- kuioth, royaume. Dante veut dire ici qu'une seule lettre de son nom pro- noncée, la seule finale, suffisait pour causer en loi une Tire émotion. Solea credcr lo monde in suo periclo, Che la belia Ciprigna il folle amore Raggiasse, volta nel terzo epiciclo; Fer che non pure a lei faceano onore Di sacriûcj , e di votivo grido Le genti antiche neir antico errore: Fir sine maire, Dante, vulg.

Le monde crut longtemps, à son péril extrême, e dans son épicycle , à nos yeux le troisième , belle Cythérée , en tournant nuit et jour, anchait par les airs' les feux du fol amour 1. Di fredda nube non disceser venti, visibili, o no, tanto festini, Che non paressero impoditi e lenti , A chi avesse quei lumi divini Veduto a noi venir , lasciando '1 giro Pria cominciato in gli aiti Serafini: Indi si fece V un più presso a noi, E solo incominciô: Tutti sem presti Al tuo piacer, perché di noi ti gioi.

Voi , che intendendo il terzo Ciel movete: Poscia che gli occhi miei si furo oiTerti Alla mia donna riverenti, ed essa Fatti gli avea di se contenti e certi, Rivolsersi alla luce, che promessa Tanto s' avea, e Di', chi siete, fue La voce mia di grande affetto impressa.

Derrière les premiers qui plus près avancèrent, A chanter Hosanna les autres commencèrent D'un si suave accent qu'un extrême désir M'est resté de l'entendre encore retentir. L'un d'eux en ce moment s'approcha davantage. Et me dit 6: Je regardai ma dame, et si tôt que mes yeux Qui sur elle s'étaient levés respectueux Eurent lu dans les siens qu'elle n'était contraire.

Vers la sakite Splendeur qui m'avait tant promis Me retournant y la voix empreinte de tendresse: Gosi fatta mi disse: La mia letizia mi ti tien celato , Ghe mi raggla dintomo, e mi nasconde. Quasi animal di sua seta fasciato. Assai m' amasti, ed avesti bene onde: Fulgeami già in fronte la corona Di quella terra che '1 Danubio riga , Poi che le ripe Tedesche abbandona: Chè veramante provveder bisogna Per lui, o per altrui, si ch' a sua barca Carica più di carco non si pogna: La sua natura , che di larga parca Discese, avrîa mestier di tal milizia, Che non curasse di mettere in arca.

Pour peu que prévoyant fût mon frère , il fuirait Du Catalan altier la cupide indigence Bt, ménageant les siens, ne les irriterait Il est temps en eflct que par lui-même il pense, Ou tout autre en sa place , à ce que son vaisseau Déjà trop surchargé ne le soit de nouveau.

Né d'un sang libéral 18 , lui serait nécessaire, Quand son instinct le pousse à vouloir amasser, D'être entouré de gens qui d'une avide serre Ne fussent occupés au coffre d'entasser.

Gomme je me complais , cher Messire , à penser Que tu vois, où tout bien commence cl se termine, Quelle vive allégresse inonde ma poitrine En t'écoutant parler, s'en accroît mon bonheur; 72 PARADI Qiicsto io a lui , cd cgii a me: Per che quantunque questo arco saetta, Disposto cade a provveduto fine, Sî come cocca in suo segno diretta.

Se ci6 non fosse , il Ciel, che tu camminc, Producerebbe s li suoi eiïetti , Che non sarebbero arti, ma ruine: Non già ; perché impossibil veggîo , Che la Natura , in quel ch' è uopo , stanchi. Or di', sarebbe il peggio Per ruonio in terra, se non fosse cive? SI, ripos' io, e qui ragion non cheggio. No ; se' il maestro voslro ben vi scrive. Si venne deducendo insino a quici: Dunque esser diverse Coiivien , de' vostri efTelti , le radici: Perché un nasce Solone, ed altro Serse, Altro Melchisedech , ed altro quelle, Che volando per T aère, il figlio perse.

Teux-tu te pénétrer encore davantag cette vérité? Non, car il ne se peut, clairement je le voi , le n'ait où besoin est la nature à suffire. Oui , certe, et par moi seul je le conçois fort bien. Et peut-il l'être à moins que de façon diverse lacun dans un emploi différent ne s'exerce? Jusques là, déduisant toujours, il poursuivit,: Sempre Natura , se'fortuna truova Discorde a se, come ogni altra semente, Fuor di sua région , fa mala prbova. E se '1 mondo laggiù ponesse mente Al fondamento, che INatura pone, Scguendo lui, avria buona la gente.

Ma voi torcete alla religîone Tal, che fu nato a cingersi la spada , E fale re di tal, ch' è da sermone: Onde la traccia vostrà è fuor di strada. Boccace dit que n lui beaucoup de beauté et d'amabilité, assai innamo- 0, imour, qui pousse tous les cieux à se mouvoir sous le: Dante Tavait durant un séjour de vingt et quelques jours qu'il fit à: Vous êtes leurré de promesses qui neaotf pas tenues ; mais vons obtenez au besoin un certificat atteilatf qu'on n'a rien trouvé.

Il est juste de dire que la fonte n'en ot pas au directeur-général, l. Les deux premiers sont vers la partie orientale dans laqodie s'élève l'Etna. Taci , c lascia volger gli anni: Ciusto verra dirietro a' vostri danni. Fi già la vita dî quel lume santo Rivolta s' cra al Sol, che la rïempie.

Corne a quel ben , ch' ad ogni cosa è tantoi Ahi anime ingannate , e fatue ed empie, Che da si fatto ben lorcete i cuori , Drlzzando in vanità le vostre tempie! Gli occhi di Béatrice , ch' eran fermî Sovra me , come pria , di caro assenso Al mio disio certiûcato fêrmi: Deh metti al mio voler tosto compenso , Eeato spirto , dissi , e fammi pruova , Ch' io possa in te rifletter quel ch' io penso. Onde la luce , che m' era ancor nuova , Del suo profondo , ond' ella pria cantava , Seguette , come a cui di ben far giova.

Cunizza fui chiamata, e qui rifulgo Perché mi vinse il lume d' esta Stella. Ma lietamente a me medesma îndulga La câgion di mia sorte , e non mi noia: Di questa luculenta e chiara gioia.

Yedi se far si dee V uomo eccellente, Si ch' altra vita la prima relinqua: S'élève en cette part de la terre italique , ntre le Kialto 3 qui s'étend et les lieux û naissent y pour gagner le golfe Adriatique, a Brenta , la Piave 4 , un mont qui vers Isscieux 6 Se dresse très haut 5: Ne per esser battuta ancor si pente. Ma tosto fia , che Padova al palnde Cangerà V acqua che Yicenza bagna, Per essore al dover le genti cnide. E dove Sile, e Cagnan s' accompagna , Tal signoreggia , e va con la testa alta , Che già per lui carpir si fa la ragna.

Piangerà Feltro ancora la diffalta Deir empio suo Pastor , che sarà sconcia Si , che per simil non s' entre in Malta. Su sono speech i, voi dicete Tronic Onde rifulge a noi Dio giudicante, Si che questi parlar ne paion buoni.

Dio vede tutto , e tuo veder s' inluia , Diss' io, beato spirto, si che nulla Yoglia di se a te puote esser fuia. Elle se tut alors , et me fut manifeste, En la voyant rentrer dans la ronde céleste , Que s'ouvrait autre voie à son penser pieux.

Un pur éclat là-haut, comme le ris sur terre, Témoigne de la joie ; et de même au-dehors S'assombrit dans l'Enfer l'âme en proie aux remords. Pourquoi donc cette voix qui délecte les cieux Lorsqu'elle retentit pieusement unie Au chant de ces feux saints qui de six ailes font Un voile à l'enlour d'eux, un abri sur leur front 17 , N'est-elle encor propice à mon désir extrême?

La maggior valle in che V acqua si spanda. Incominciaro allor le sue parole , Fuor di quel mar , che la lerra inghirlanda , Tra discordant! Chè più non arse la iiglia di Belo, Noiando ed a Sicheo ed a Creusa , Di me, infin che si convenne al pelo: Ma del valore , ch' ordinô c provvide. Qui si rimira neir arte, ch' adorna Con tanto afTetto, e discernesi il bene, Perché al mondo di su quel di giù torna. Ma perché le tue voglic tutte piene Ten porti , che son nate in questa spera , Procedere ancor oltre mi conviene.

Or sappi , che là cntro si tranquilla Raab , ed a nostr' ordine congiunta , Di lei nel sommo grade si sigilla. Ne brûla plus que moi dans mon adolescence.

Du repentir pourtant loin d'ici ]a pensée ; Ime s'y réjouit, non de l'ancienne erreur, r la mémoire en est désormais effacée , is de l'ordre éternel , puissant , modérateur, tout qui sait pourvoir: Je dois poursuivre encore afin de satisfaire us les désirs par toi formés en cette sphère.

Bcii si convenne Ici lasciar per palma In alcim Gîelo dell' alla vittoria , Cbc s' acquistù con V una e V altra palnota: Si studia si , che pare a' lor vivagnl. A queslo intende '1 papa e i cardinali: Ma Yaticano , e V altre parti elettc Di Roma , che son state cimitero Alla milizia, che Pietro seguelte, Tosto libère ûen deir adultéro. Ce mot, en effet, signifie exhaussement. Il était de la funille des Onara, comtes de Bassano, et se rendit fameux par ses ornantes eu tyrannisant Vérone et une partie de la Lombardie.

Kllc vécut amoureusement, dit l'anonyme, se plaisant à la toilelle, au chaut, aux fêtes; mais sans se prêter COAffT IX. Pontife et cardinaux 36 , d'un soin continuel. Mettent là leur pensée, et ne s'occupent guère 0e l'humble Nazareth où vola Gabriel. Mais et le Vatican et Rome tout entière. Dont recouvrent le sol les ossements sacrés Des soldats de saint Pierre en martyrs expirés , Seront purgés bientôt de l'impur adultère Elle eut ensuite un comte de Bra- gance pour second mari ; celui-ci fut suivi d'un troisième.

Ils éprouvèrent une première dé- route au 17 septembre , et une seconde en Les gentilshommes des environs, parmi lesquetsoD cite un Atlincsi de' Caizoni , de Trévise, conspirèrent contre lui, à rinsligatton, croit-on, de Cane de la Scala, et il reçotle coup mortel de la main d'un rustre- C'était le tils du bon Ri- chard, dont il est fait mention Purgatoire XVI.

Il avait été créé vicaire impérial par Henri Yll, en Trois parents de Dante, nommés Aldigieri Fontana, et un ancien prieur de Florence , étaient au nombre des victi- mes: En nouunant ici Maltan, Dante se procurait la satisfaction de rap- peler un crime de riiomme pour lequel il professait une tiaine mortelle.

Je n'atten- drais pas ta demande si je m'cntuais comme tu fenmoie. Ces verbes composés, au moyeu de pronoms et de substantifs, sont fréquents dans le poème ; on cite ce passage pour en donner une idée. UOtlimo dit de lui: Il fut très eslinté de Bicbard d'Angleterre , et du comte Raimond de Toulouse , et de Baral, de Marseille, à la cour duquel il était reçu familière- inent. Il fut beau de sa personne, ayant la parole élégante et fa- cile, d'humeur généreuse et d'ardent amour , mais discret et prudent.

La femme de celui-ci étant morte, il en conçut un merveilleux chagrin et se relira, avec sa femnieet ses deux 61s, dansl'ordre de Citeaux; puis il fut fait abbé de Toronello et, plus tard, évêque de Marseille, d'où il chassa beaucoup d'hérétiques.

Cruor altus in undis spumat, Lucain, III. L'Ottimo dit que Foulques aima 6lles, femmes, veuves, nobles et roturières. Elle est louée par saint Paul dans son épître aux Hébreux, XI.

Florence donnait alors la mode à l'Italie et même à l'Europe , comme aujourd'hui Paris , et partout l'on battait des florins. Boniface VIII ajouta un sixième livre aux cinq qui existaient avant lui. Leva dunque, Lettore, air alte ruote Meco la vista drillo a quella parte, Dove r un moto air altro si percuote: Yedi corne da indi si dirama V obblico cerchio, che i pianeti porta Per soddisfare al mondo , che gli chiama: Messo t' ho innanzi: Che a se ritorce tutta la mia cura cnANT X.

Vois , pour que leur lumière au monde satisfasse , Comme de l'Equateur s'écarte obliquement Le cercle où vont sans fin les planètes tournant 3. Ofy si tu veux , lecteur, d'un plaisir délectable Jouir sans te lasser, reste tranquillement A rêver sur ton siège en un si vaste champ.

Je viens de t'y lancer, à toi de t'y repaître. Quella materia, ond' io son fatto scriba. Oh Béatrice, quella, che si scorge Di bene in meglio si subitamente , Che r atto suo per tempo non si sporgc , Quant' esser convenia da se lucente! Ala creder puossî , e di veder si brami. Tal era quivi la quarta famiglia Deir alto Padre , che semprc la sazia , Mostrando come spira, e come figlia.

Ringrazia, Ringrazia il Sol degli Angeli , ch' a questo Sensibil t' ha levato per sua grazia. Guor di mortal nou fu mai si digesto A divozion, ed a rendersi a Dio, Con tutto '1 suo gradir cotanto presto, Com' a quelle parole mi fec' io: E si tutto '1 mio amore in lui si mise , Che Béatrice eclissè nell' obblio. On peut le croire au moins, et désirer le voir. Mais quand de nos pensers la bassesse est si grande , Faut-il s'émerveiller qu'à semblable hauteur Ne soit jusqu'au soleil un regard qui s'élende.

Telle était dans ce Heu de gloire et de bonheur La quatrième part de la famille élue 8 , Que le Père en sa joie à jamais perpétue En lui montrant comment il engendre, et comment Est procédé de lui consubstantiellement. Ed andavano insieme, coi capelli arruffati, Con lo sguardo raggiante delle feste più grandi, E coi piedini nudi sfiorando lievi il suolo, A bussar dolcemente alla porta materna Ed allora quanti auguri IV Com'era affascinante, ridir quelle parole!

Un fuoco scoppiettava, chiaro, nel caminetto, Tutta la vecchia stanza ne era illuminata, E i riflessi vermigli del grande focolare, Sopra il mobilio lustro amavano danzare Ne guardavano spesso la porta bruna e nera Spesso fantasticavano Sui misteri assopiti nei suoi fianchi di legno, E credevan di udire, nel fondo della toppa Vuota, un brusio lontano, vago e lieto sussurro Nessun riflesso rosso traluce dalla porta; Scomparsi i genitori, le chiavi, il focolare: E dunque niente baci, niente dolci sorprese!

Che Capodanno triste sarà questo per loro! V Ora i due fanciullini dormono tristemente: A vederli, direste che piangono dormendo, Tanto son gonfi gli occhi e il respiro penoso!

Credono di dormire in un paradiso rosa Nel caminetto scoppia felice e canta il fuoco Di là dalla finestra, si vede un cielo blu; La natura si desta e s'inebria di raggi La terra, quasi spoglia, felice di rivivere, Ha fremiti di gioia sotto i baci del sole E nella vecchia casa tutto è caldo e vermiglio: I vestiti da lutto non son più sparsi a terra, Il vento freddo ormai si è quietato alla porta Si direbbe che là sia passata una fata!

Là, Presso il letto materno, sotto un bel raggio rosa, Là, sul grande tappeto, risplende qualche cosa: Sono dei medaglioni d'argento, neri e bianchi; E giada e madreperla dai riflessi brillanti, Son cornicette nere, e corone di vetro, Con tre parole incise in oro: Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.

Je laisserai le vent baigner ma tête nue. Je ne parlerai pas, je ne penserai rien: Mais l'amour infini me montera dans l'âme, Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien, Par la Nature, - heureux comme avec une femme. Voici plus de mille ans que la triste Ophélie Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir, Voici plus de mille ans que sa douce folie Murmure sa romance à la brise du soir.

Le vent baise ses seins et déploie en corolle Ses grands voiles bercés mollement par les eaux; Les saules frissonnants pleurent sur son épaule, Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux. Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle; Elle éveille parfois, dans un aune qui dort, Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile: II O pâle Ophélia! Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté!

C'est que les vents tombant des grand monts de Norwège T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté; C'est qu'un souffle, tordant ta grande chevelure, A ton esprit rêveur portait d'étranges bruits; Que ton coeur écoutait le chant de la Nature Dans les plaintes de l'arbre et les soupirs des nuits; C'est que la voix des mers folles, immense râle, Brisait ton sein d'enfant, trop humain et trop doux; C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle, Un pauvre fou, s'assit muet à tes genoux!

Quel rêve, ô pauvre Folle! Tu te fondais à lui comme une neige au feu: Tes grandes visions étranglaient ta parole - Et l'Infini terrible effara ton oeil bleu! III - Et le Poète dit qu'aux rayons des étoiles Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis; Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles, La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.

In realtà, il rapporto di Rimbaud con la pittura non è stato indagato a fondo. C'è chi sostiene che l'influsso della pittura della sua epoca, e soprattutto della nascente corrente degli impressionisti, sia stato fondamentale nella sua creazione poetica. Sono più di mille anni che la dolente Ofelia Passa, bianco fantasma, sul lungo fiume nero.

Sono più di mille anni che la follia sua dolce Mormora una romanza nel vento della sera. Bacia i suoi seni il vento e dispiega in corolla I grandi veli mossi lievemente dall'acqua; Fremendo sempre piangono sulla sua spalla i salici, Sull'ampia fronte in sogno s'inclina lieve il giunco. Sfiorate, le ninfee le sospirano intorno; Ella desta talvolta, nel sonno di un ontano, Un nido da cui s'alza un breve fremer d'ali; - Un canto misterioso scende dagli astri d'oro. II Pallida Ofelia, oh, bianca come la neve!

Tu moristi fanciulla, portata via da un fiume! Che sogno, o dolce Pazza! Tu ti sciogliesti in lui come la neve al fuoco: III - Ed il Poeta dice che ai raggi delle stelle Vieni a cercar, la notte, i fiori che cogliesti, E che ha visto sull'acqua, stesa nei lunghi veli, La bianca Ofelia andare, bianca come un gran giglio. Des rentiers à lorgnons soulignent tous les couacs: Les gros bureaux bouffis traînent leurs grosses dames Auprès desquelles vont, officieux cornacs, Celles dont les volants ont des airs de réclames; Sur les bancs verts, des clubs d'épiciers retraités Qui tisonnent le sable avec leur canne à pomme, Fort sérieusement discutent les traités, Puis prisent en argent et reprennent: Elles le savent bien et tournent, en riant, Vers moi, leurs yeux tout pleins de choses indiscrètes.

Je ne dis pas un mot ; je regarde toujours La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles: Je suis, sous leur corsage et les frêles atours, Le dos divin après la courbe des épaules. J'ai bientôt déniché la bottine, le bas Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas Gli agrari con gli occhiali segnalano le stecche; E i burocrati portano le loro spose obese; Accanto a loro vanno, compiacenti "cornàc", Signore tutte in ghingeri che sembrano réclames; Sulle panchine verdi, droghieri pensionati Stuzzicano la ghiaia col bastoncino a pomo, E assai seriosamente discutendo i trattati, Tabaccan dall'argento, e riprendono: Non dico una parola: Ben presto scovo i piedi, lo stivale la calza Loro mi trovan buffo e bisbigliano piano Les reins portent deux mots gravés: Clara Venus; - Et tout ce corps remue et tend sa larrge croupe Belle hideusement d'un ulcère à l'anus.

Ha inciso sulle reni la scritta: Clara Venus; - E tutto il corpo si agita e allarga il deretano Schifosamente bello per un'ulcera all'ano. Assise sur ma grande chaise, Mi-nue, elle joignait les mains. Sur le plancher frissonnaient d'aise Ses petits pieds si fins, si fins. Elle eut un doux rire brutal Qui s'égrenait en claires trilles, Un joli rire de cristal. Les petits pieds sous la chemise Se sauvèrent: Monsieur, j'ai deux mots à te dire Seduta sul mio seggiolone, Seminuda, giungeva le mani.

Al suolo fremevano lieti i suoi piccolissimi piedi. Ebbe un ridere dolce e brutale Che si sciolse in un limpido trillo, Un ridere grazioso di cristallo. I suoi piedini sotto la camicia Si salvarono: Signore, ho qualcosa da dirvi Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin! L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière; Le vent chargé de bruits, - la ville n'est pas loin, - A des parfums de vigne et des parfums de bière II - Voilà qu'on aperçoit un tout petit chhiffon D'azur sombre, encadré d'une petite branche, Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond Avec de doux frissons, petite et toute blanche La sève est du champagne et vous monte à la tête On divague; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite là, comme une petite bête III Le coeur fou Robinsonne à travers les romans, - Lorsque, dans la clarté d'un pâle révverbère, Passe une demoiselle aux petits airs charmants, Sous l'ombre du faux-col effrayant de son père Et, comme elle vous trouve immensément naïf, Tout en faisant trotter ses petites bottines, Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif IV Vous êtes amoureux.

Loué jusqu'au mois d'août. Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût. I tigli san di buono nelle sere di giugno! II - Ecco si scorge in alto un piccolo brandello D'azzurro cupo, chiuso da una piccola fronda, Trapunto da una stella cattiva, che si fonde con dei fremiti lievi, piccola e tutta bianca La linfa è uno champagne che ti sale alla testa Si divaga; e si sente un bacio sulle labbra Che palpita in silenzio, come una bestiolina III Nei romanzi fa il Robinson, il cuore che impazzisce, - Allor che, nel chiarore di un pallido lampione Passa una signorina dall'aria deliziosa, All'ombra del colletto tremendo di suo padre E, poiché lei ti trova immensamente ingenuo, Trotterellando svelta con i suoi stivaletti, Rivolge il capo, attenta, con movimento lesto Fino ad agosto affittato.

Gli amici ti abbandonano, sei di cattivo di gusto. L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose Avec des coussins bleus. Un nid de baisers fous repose Dans chaque coin moelleux.

Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace, Grimacer les ombres des soirs, Ces monstruosités hargneuses, populace De démons noirs et de loups noirs.

Puis tu te sentiras la joue égratignée Un petit baiser, comme une folle araignée, Te courra par le cou Et tu me diras: L'inverno ce ne andremo in un vagone rosa Con dei cuscini blu. Un nido di baci folli posa Nei soffici cantucci. Chiuderai gli occhi, tu, per non veder, dai vetri, Ghignar le ombre serali, Queste mostruosità arcigne, nera plebe Di demoni e di lupi. Poi sentirai graffiarti la guancia lievemente Un breve bacio, come un ragno forsennato, Ti correrà sul collo Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue, Pâle dans son lit vert ou la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme Sourirait un enfant malade, il fait un somme: Les parfums ne font pas frissonner sa narine; Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine Tranquille. Il a deux trous rouge au côté droit. I piedi nei gladioli, dorme. Ridendo come Sorriderebbe un bimbo malato, schiaccia un sonno.

Cullalo tu, Natura, col tuo calore: I profumi non fanno fremer le sue narici; Egli dorme nel sole, con la mano sul petto Calmo. Ha due fori rossi, a destra, nel costato. Bienheureux, j'allongeai les jambes sous la table Verte: Stesi felicemente le gambe sotto il tavolo Verde: J'allais sous le ciel, Muse! Mon unique culotte avait un large trou. Mon auberge était à la Grande-Ourse. Negli unici calzoni avevo un largo squarcio.

Mia dimora era l'Orsa Maggiore. Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges, Sentant les soleils vifs percaliser leur peau Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges, Tremblant du tremblement douloureux du crapaud.

Et les Sièges leur ont des bontés: Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes, Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour, S'écoutent clapoter des barcarolles tristes, Et leurs caboches vont dans des roulis d'amour. Ils surgissent, grondant comme des chats giflés, Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage!

Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés. Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors, Et leurs boutons d'habit sont des prunelles fauves Qui vous accrochent l'oeil du fond des corridors! Puis ils ont une main invisible qui tue: Au retour, leur regard filtre ce venin noir Qui charge l'oeil souffrant de la chienne battue, Et vous suez, pris dans un atroce entonnoir.

Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales, Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever Et, de l'aurore au soir, des grappes d'amygdales Sous leurs mentons chétifs s'agitent à crever. Quand l'austère sommeil a baissé leurs visières, Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés, De vrais petits amours de chaises en lisière Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés; Des fleurs d'encre crachant des pollens en virgule Les bercent, le long des calices accroupis Tels qu'au fil des glaïeuls le vol des libellules - Et leur membre s'agace à des barbes d'épis.

Questi vegliardi han sempre fatto treccia coi seggi, Sentendo i soli ardenti lucidargli la pelle, O, gli occhi fissi ai vetri dove le nevi fondono, Tremando col dolente trepidare dei rospi. E le sedie con loro son gentili: Sarebbe un bel naufragio S'ergono, mugolando come gatti battuti, Aprono lentamente le scapole e, oh rabbia! Li sentite cozzare le loro teste calve Ai muri scuri, i piedi ciabattano rabbiosi E i bottoni degli abiti son pupille arrossate Che vi attirano l'occhio in fondo ai corridoi!

Posseggono una mano che, invisibile, uccide. Al ritorno, lo sguardo filtra il veleno nero Che offusca l'occhio mesto della cagna battuta, E voi sudate, presi in un atroce imbuto. Riseduti, coi pugni persi dentro i polsini, Pensano alle persone che li hanno disturbati, E, da mattina a sera, grappoli di bargigli Fremono da scoppiare sotto i menti meschini.

Quando l'austero sonno gli abbassa le visiere, Sognano sulle braccia di sedie fecondate, Di avere tutto intorno amorini di sedie Che circondino gaie le fiere scrivanie; Fiori d'inchiostro sputando pollini come virgole Li cullano, seduti a ridosso dei calici Come lungo i giaggiuoli un volo di libellule. Tels que les excréments chauds d'un vieux colombier, Mille Rêves en moi font de douces brûlures: Puis par instants mon coeur triste est comme un aubier Qu'ensanglante l'or jeune et sombre des coulures.

Puis, quand j'ai ravalé mes rêves avec soin, Je me tourne, ayant bu trente ou quarante chopes, Et me recueille, pour lâcher l'âcre besoin: Doux comme le Seigneur du cèdre et des hysopes, Je pisse vers les cieux bruns, très haut et très loin, Avec l'assentiment des grands héliotropes. Come caldi escrementi di un vecchio colombaio, Mille sogni procurano dolci bruciature; Poi d'improvviso il cuore triste è come un alburno, Che macchia l'oro giovane e scuro delle linfe. E poi, quando ho ingoiato i miei sogni con cura, Io mi volto, bevuti più di trenta bicchieri, E mi concentro per mollar l'acre bisogno: Sous l'arbre tendronnier qui bave, Vos caoutchoucs Blancs de lunes particulières Aux pialats ronds, Entrechoquez vos genouillères, Mes laiderons!

Nous nous aimions à cette époque, Bleu laideron! On mangeait des oeufs à la coque Et du mouron! Un soir, tu me sacras poète, Blond laideron: Descends ici, que je te fouette En mon giron; J'ai dégueulé ta bandoline, Noir laideron; Tu couperais ma mandoline Au fil du front. O mes petites amoureuses, Que je vous hais! Plaquez de fouffes douloureuses Vos tétons laids! Piétinez mes vieilles terrines De sentiment; - Hop donc! Vos omoplates se déboîtent, O mes amours!

Une étoile à vos reins qui boitent Tournez vos tours! Et c'est pourtant pour ces éclanches Que j'ai rimé! Je voudrais vous casser les hanches D'avoir aimé! Fade amas d'étoiles ratées, Comblez les coins! Sous les lunes particulières Aux pialats ronds, Entrechoquez vos genouillères, Mes laiderons!

Bianche di luna assai particolari Dalle eminenze tonde, Cozzate pur le vostre ginocchiere, Mie dilette racchione! Noi ci amavamo tanto nel passato, O mia racchiona blu! Mangiavamo soltanto uova alla coque E semi di scagliola! Mi hai conosciuto poeta, una sera, O mia racchiona bionda: Vieni un po' giù, che ti voglio frustare Distesa sul mio grembo.

Ho vomitato la tua brillantina, O mia racchiona nera; Tu potresti tagliarmi il mandolino Col filo della fronte. La mia saliva disseccata, O mia racchiona rossa, Continua ad infettare le trincee Del tuo seno rotondo! Oh sapeste, mie piccole amorose, Sapeste quanto vi odio!

Appioppate ceffoni dolorosi A quei vostri tettoni. Calpestate le mie vecchie terrine Colme di sentimento; - Su dunque! Ecco che vi si slogano le scapole, O mie piccole amate! Una stella alle reni traballanti, Fate bei girotondi! Eppure è proprio per questa carnaccia Che ho scritto le mie rime! Vorrei davvero fiaccarvi le reni per avervi adorate! Congerie insulsa di stelle fallite, Andate dunque a cuccia!

Sotto le lune assai particolari Dalle eminenze tonde, Cozzate pur le vostre ginocchiere, Mie dilette racchione! Demeny Et la Mère, fermant le livre du devoir, S'en allait satisfaite et très fière, sans voir, Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences, L'âme de son enfant livrée aux répugnances. Tout le jour il suait d'obéissance; très Intelligent; pourtant des tics noirs, quelques traits, Semblaient prouver en lui d'âcres hypocrisies.

Dans l'ombre des couloirs aux tentures moisies, En passant il tirait la langue, les deux poings A l'aine, et dans ses yeux fermés voyait des points. Une porte s'ouvrait sur le soir: L'été Surtout, vaincu, stupide, il était entêté A se renfermer dans la fraîcheur des latrines: Il pensait là, tranquille et livrant ses narines. Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinet Derrière la maison, en hiver, s'illunait, Gisant au pied d'un mur, enterré dans la marne Et pour des visions écrasant son oeil darne, Il écoutait grouiller les galeux espaliers.

Ces enfants seuls étaient ses familiers Qui, chétifs, fronts nus, oeil déteignant sur la joue, Cachant de maigres doigts jaunes et noirs de boue Sous des habits puant la foire et tout vieillots, Conversaient avec la douceur des idiots!

Et si, l'ayant surpris à des pitiés immondes, Sa mère s'effrayait; les tendresses, profondes, De l'enfant se jetaient sur cet étonnement. Elle avait le bleu regard, - qui ment! A sept ans, il faisait des romans, sur la vie Du grand désert, où luit la Liberté ravie, Forêts, soleils, rives, savanes!

Quand venait, l'oeil brun, folle, en robes d'indiennes, - Huit ans, - la fille des ouvriers d'à côté, La petite brutale, et qu'elle avait sauté, Dans un coin, sur son dos, en secouant ses tresses, Et qu'il était sous elle, il lui mordait les fesses, Car elle ne portait jamais de pantalons; - Et, par elle meurtri des poings et dees talons, Remportait les saveurs de sa peau dans sa chambre.

Il craignait les blafards dimanches de décembre, Où, pommadé, sur un guéridon d'acajou, Il lisait une Bible à la tranche vert-chou; Des rêves l'oppressaient chaque nuit dans l'alcôve. Il n'aimait pas Dieu mais les hommes, qu'au soir fauve, Noirs, en blouse, il voyait rentrer dans le faubourg Où les crieurs, en trois roulements de tambour, Font autour des édits rire et gronder les foules. Et comme il savourait surtout les sombres choses, Quand, dans la chambre nue aux persiennes closes, Haute et bleue, âcrement prise d'humidité, Il lisait son roman sans cesse médité, Plein de lourds ciels ocreux et de forêts noyées, De fleurs de chair aux bois sidérals déployées, Vertige, écroulements, déroutes et pitié!

Demeny E la madre, chiudendo il libro del dovere, Se ne andava contenta e fiera; non vedeva Negli occhi azzurri e sotto la fronte prominente, L'anima di suo figlio colma di ripugnanza. Tutto il giorno sudava obbedienza; era molto Intelligente; eppure tic neri e qualche tratto Rivelavano in lui un'acre ipocrisia. Nei corridoi oscuri dai parati muffosi, Faceva le boccacce, stringendo i suoi due pugni All'inguine, e negli occhi chiusi vedeva punti.

Una porta s'apriva nella sara: L'estate, vinto, ottuso, si ostinava caparbio A rinchiudersi dentro la frescura dei cessi: E quando, ripulito dagli odori del giorno, L'orto dietro la casa, d'inverno, si illunava, Seduto accanto a un muro, sepolto nella marna E schiacciandosi gli occhi per avere visioni, Udiva il brulicare delle spalliere putride.

Suoi compagni eran solo quei bimbi Che, grami, a fronte nuda, con gli occhi liquescenti, Celavano i ditini, gialli e neri di fango, Sotto vecchi vestiti che puzzavan di sciolta, E parlavan coi modi timidi degli idioti. Se, dopo averlo colto in turpi compassioni, Sua madre sbigottiva, la grande tenerezza Del bimbo si sfogava sopra quello stupore. Ella aveva lo sguardo blu, - che mente! A sett'anni faceva romanzi sulla vita Dei deserti, ove splende la Libertà rapita, Foreste, soli, rive, savane!

Quando occhi bruni, folle, vestita di cotone Veniva la bambina dei vicini operai, E lei quasi brutale addosso gli saltava Sulla schiena, in un angolo, e scuoteva le trecce, Standole chino sotto le mordeva le natiche: Dato che mutandine, quella, non ne portava; - Lui, pesto ed ammaccato da pugni e da pedate, Portava quel sapore di pelle nella camera.

Temeva le domeniche beffarde di dicembre, Allora, impomatato, su un tavolo di mogano, Leggeva in una Bibbia dal taglio verde cavolo. L'opprimevano i sogni nell'alcova, ogni notte. Non adorava Dio; amava invece gli uomini Che nella sera fulva, neri, dentro la blusa, Rientravano ai sobborghi dove dei banditori Fanno, coi loro editti, ridere e urlar la folla. Egli prediligeva le cose tenebrose; Se nella stanza nuda dalle persiane chiuse, Alta e azzurra, pervasa di un'acre umidità, Leggeva un suo romanzo da sempre meditato, Cieli pesanti d'ocra, foreste immense e ancora Fiori di carne ai boschi astrali si schiudevano, Scoscendimenti, rotte, vertigine e pietà!

Aux femmes, c'es bien bon de faire des bancs lisses, Après les six jours noirs où Dieu les fait souffrir! Elles bercent, tordus dans d'étranges pelisses, Des espèces d'enfants qui pleurent à mourir. Leurs seins crasseux dehors, ces mangeuses de soupe, Une prière aux yeux et ne priant jamais, Regardent parader mauvaisement un groupe De gamines avec leurs chapeaux déformés. Dehors, le froid, la faim, l'homme en ribote: Encore une heure; après, les maux sans noms! Ces effarés y sont et ces épileptiques Dont on se détournait hier aux carrefours; Et, fringalant du nez dans des missels antiques, Ces aveugles qu'un chien introduit dans les cours.

Et tous, bavant la foi mendiante et stupide, Récitent la complainte infinie à Jésus Qui rêve en haut, jauni par le vitrail livide, Loin des maigres mauvais et des méchants pansus, Loin des senteurs de viande et d'étoffes moisies, Farce prostrée et sombre aux gestes repoussants; - Et l'oraison fleurit d'expressions chhoisies, Et les mysticités prennent des tons pressants, Quand, des nefs où périt le soleil, plis de soie Banals, sourires verts, les Dames des quartiers Distingués, - ô Jésus!

Per le donne è un sollievo lustrare bene i banchi. Dopo i sei giorni neri in cui Dio le tormenta! Cullano, attorcigliati dentro pellicce strane, Bizzarri neonati che piangon da morire. Coi seni sozzi fuori, quelle mangiaminestre, la preghiera negli occhi e non pregando mai Osservano malighe pavoneggiarsi un gruppo Di bambine coperte da cappelli deformi.

Fuori, il freddo, la fame, il marito in bisboccia; Sta bene. Ancora un'ora; poi, mali innominabili! Ecco gli stralunati, ed ecco gli epilettici Da cui lo sguardo fugge se li incontri per via; E, pascolando avidi col naso nei messali, Ecco i ciechi che un cane guida dentro i cortili.

Tutti sbavan la fede tonta degli accattoni, Recitando un lamento infinito a Gesù Che sogna in alto, giallo per la vetrata livida, lungi da quei malvagi macilenti o panciuti, Lungi da quell'odore di carne e stoffe putride, Dai buffoni prostrati con gesti ripugnanti; - Le preci s'infiorettano di locuzioni scelte E il misticismo assume un tono più incalzante, Quando, dalle navate dove perisce il sole, Con sorrisi verdastri nella seta babale, Le Dame dei quartieri distinti, fegatose, Fan baciare le dita gialle all'acquasantiera.

Ont-elles pris les crèmes brunes Sur les mares des voluptés? Ont-elles trempé dans des lunes Aux étangs de sérénités? Ont-elles bu des cieux barbares, Calmes sur les genoux charmants?

Ont-elles roulé des cigares Ou trafiqué des diamants? Sur les pieds ardents des Madones Ont-elles fané des fleurs d'or? C'est le sang noir des belladones Qui dans leur paume éclate et dort. Mains chasseresses des diptères Dont bombinent les bleuisons Aurorales, vers les nectaires? Mains décanteuses de poisons? Un rêve inouï des Asies, Des Khenghavars ou des Sions? Ces mains n'ont pas lavé les langes Des lourds petits enfants sans yeux.

Ce ne sont pas mains de cousine Ni d'ouvrières aux gros fronts Que brûle, aux bois puant l'usine, Un soleil ivre de goudrons. Ce sont des ployeuses d'échines, Des mains qui ne font jamais mal, Plus fatales que des machines, Plus fortes que tout un cheval! Remuant comme des fournaises, Et secouant tous ses frissons, Leur chair chante des Marseillaises Et jamais les Eleisons!

Ça serrerait vos cous, ô femmes Mauvaises, ça broierait vos mains, Femmes nobles, vos mains infâmes Pleines de blancs et de carmins.

L'éclat de ces mains amoureuses Tourne le crâne des brebis! Dans leurs phalanges savoureuses Le grand soleil met un rubis!

Une tache de populace Les brunit comme un sein d'hier; Le dos de ces Mains est la place Qu'en baisa tout Révolté fier! Elles ont pâli, merveilleuses, Au grand soleil d'amour chargé, Sur le bronze des mitrailleuses A travers Paris insurgé! Et c'est un soubresaut étrange Dans nos êtres, quand, quelquefois, On veut vous déhâler, Mains d'ange, En vous faisant saigner les doigts! Han forse preso le melme brune Sugli acquitrini di voluttà?

Son forse sprofondate nelle lune Dai bianchi stagni di serenità? Hanno forse bevuto cieli barbari, Quiete sulle ginocchia deliziose? Avranno forse arrotolato sigari O fatto contrabbando di diamanti? Sui piedi ardenti delle Madonne Hanno fatto avvizzire fiori d'oro? E il sangue nero della belladonna Che dentro il loro palmo scoppia e dorme.

Son forse mani che han cacciato i ditteri Che fan vibrare le azzurrinità Aurorali, vicino ai nettarii? Son mani che decantano veleni? Forse un sogno inaudito dalle Asie, da Kenghavàar oppure da Sionne?

Queste mani non han lavato i panni Di pesanti neonati senza sguardo. Non sono certo mani di cugina Né di operaie dalla vasta fronte Che brucia, in boschi fetidi d'industria, per un sole ubriacato di catrame.

Sempre in subbuglio come fornaci, Scuotendo con violenza tutti i fremiti, La loro carne canta Marsigliesi, Né si abbandona mai ai chierieleison! Potrebbero agguantarvi per il collo, Donne cattive, o schiacciarvi le mani, Nobili donne, quelle mani infami Piene di biacca oppure di carminio.

Nelle loro falangi saporose Brillando il sole incastona un rubino! Una macchia color della plebaglia Le rende brune come un seno d'ieri; È proprio al dorso di codeste Mani che ogni fiero Ribelle ha dato un bacio! Son diventate pallide, magnifiche, Sotto il gran sole carico d'amore, Impugnando le canne di mitraglia Attraverso Parigi ammutinata! E uno strano sussulto scuote il fondo Del nostro essere, quando vi si vuole Sbiancare, Mani d'angelo, facendo Sprizzare il sangue dalle vostre dita!

A, noir corset velu des mouches éclatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles, Golfes d'ombre; E, candeurs des vapeurs et des tentes, Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles; I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles Dans la colère ou les ivresses pénitentes; U, cycles, vibrement divins des mers virides, Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux; O, suprême Clairon plein des strideurs étranges, Silences traversés des Mondes et des Anges: A, nero vello al corpo delle mosche lucenti Che ronzano al di sopra dei crudeli fetori, Golfi d'ombra; E, candori di vapori e di tende, Lance di ghiaccio, brividi di umbelle, bianchi re; I, porpore, rigurgito di sangue, labbra belle Che ridono di collera, di ebbrezze penitenti; U, cicli, vibrazioni sacre dei mari viridi, Quiete di bestie al pascolo, quiete dell'ampie rughe Che alle fronti studiose imprime l'alchimia.

O, la suprema Tuba piena di stridi strani, Silenzi attraversati dagli Angeli e dai Mondi: A notre époque de sagous, Quand les Plantes sont travailleuses, Le Lys boira les bleus dégoûts Dans tes Proses religieuses! On n'en voit pas! Et dans ton Vers, tel que les manches Des Pécheresses aux doux pas, Toujours frissonnent ces fleurs blanches!

Toujours, Cher, quand tu prends un bain, Ta chemise aux aisselles blondes Se gonfle aux brises du matin Sur les myosotis immondes! L'amour ne passe à tes octrois Que les Lilas, - ô balançoires! Et les Violettes du Bois, Crachats sucrés des Nymphes noires! De vos forêts et de vos prés, O très paisibles photographes!

La Flore est diverse à peu près Comme des bouchons de carafes! Toujours les végétaux Français, Hargneux, phtisiques, ridicules, Où le ventre des chiens bassets Navigue en paix, aux crépuscules; Toujours, après d'affreux dessins De Lotos bleus ou d'Hélianthes, Estampes roses, sujets saints Pour de jeunes communiantes!

Vieilles verdures, vieux galons! Fleurs fantasques des vieux Salons! Oui, vos bavures de pipeaux Font de précieuses glucoses! Mais, Cher, l'Art n'est plus, maintenant, - C'est la vérité, - de permettre A l'Eucalyptus étonnant Des constrictors d'un hexamètre: Comme si les Acajous Ne servaient, même en nos Guyanes, Qu'aux cascades des sapajous, Au lourd délire des lianes!

Vaut-elle un seul pleur de chandelle? Toi, même assis là-bas, dans une Cabane de bambous, - volets Clos, tentures de perse brune, - Tu torcherais des floraisons Dignes d'Oises extravagantes!

IV Dis, non les pampas printaniers Noirs d'épouvantables révoltes, Mais les tabacs, les cotonniers!

Dis les exotiques récoltes! Dis, front blanc que Phébus tanna, De combien de dollars se rente Pedro Velasquez, Habana; Incague la mer de Sorrente Où vont les Cygnes par milliers; Que tes strophes soient des réclames Pour l'abatis des mangliers Fouillés des Hydres et des lames!

Ton quatrain plonge aux bois sanglants Et revient proposer aux Hommes Divers sujets de sucres blancs, De pectoraires et de gommes! Sachons par Toi si les blondeurs Des Pics neigeux, vers les Tropiques, Sont ou des insectes pondeurs Ou des lichens microscopiques! Trouve, ô Chasseur, nous le voulons, Quelques garances parfumées Que la Nature en pantalons Fasse éclore! Trouve, aux abords du Bois qui dort, Les fleurs, pareilles à des mufles, D'où bavent des pommades d'or Sur les cheveux sombres des Buffles!

Trouve, aux prés fous, où sur le Bleu Tremble l'argent des pubescences, Des calices pleins d'Oeufs de feu Qui cuisent parmi les essences! Trouve des Chardons cotonneux Dont dix ânes aux yeux de braises Travaillent à filer les noeuds!

Trouve des Fleurs qui soient des chaises! Oui, trouve au coeur des noirs filons Des fleurs presque pierres, - fameuses! Sers-nous, ô Farceur, tu le peux, Sur un plat de vermeil splendide Des ragoûts de Lys sirupeux Mordant nos cuillers Alfénide! V Quelqu'un dira le grand Amour, Voleur des sombres Indulgences: Toi, fais jouer dans nos torpeurs, Par les parfums les hystéries; Exalte-nous vers les candeurs Plus candides que les Maries Ta Rime sourdra, rose ou blanche, Comme un rayon de sodium, Comme un caoutchouc qui s'épanche!

De tes noirs Poèmes, - Jongleur! Blancs, verts, et rouges dioptriques, Que s'évadent d'étranges fleurs Et des papillons électriques! Et les poteaux télégraphiques Vont orner, - lyre aux chants de fer, Tes omoplates magnifiques! Surtout, rime une version Sur le mal des pommes de terre! In questo nostro tempo sagù, In cui le Piante son lavoratrici, Il Giglio si berrà i disgusti blu Nelle tue Prose molto religiose! Nessuno li ha mai visti! Ma nel tuo Verso, simile alle maniche Delle Veneri che hanno un dolce passo, Tremano sempre questi fiori bianchi!

Sempre, mio Caro, quando fai il bagno, La tua camicia sulle ascelle bionde Si gonfia nella brezza del mattino Sugli occhi belli e immondi di madonna! L'amore fa passare alla dogana Solo quelle fandonie di Lillà! E le odorose violette dei boschi Sputi mielati delle Ninfe nere! II O Poeti, quand'anche voi avreste Le Rose dai bei petali rigonfi, Rosse sopra gli steli dell'alloro, E di migliaia di ottave gonfiata! Dalle vostre foreste e da quei prati, Miei cari e pacifissimi fotografi, La Flora vera sarebbe differente Come i turaccioli delle caraffe!

Sempre gli stessi vegetali celtici, Tubercolotici, arcigni, ridicoli, Sui quali il ventre dei cani bassotti Sereno naviga dentro i crepuscoli; Sempre, dopo i disegni spaventevoli Di Loti azzurri oppure d'Elianti, Stampe rosa, piissimi argomenti Per delle giovani comunicande! L'Ode in stile Açokà clibra con la Strofa a finestra dei donnina allegra; Pomposi farfalloni vanno e evacuano Sulle primaverili margherite. Vecchia verzura, vecchie cianfrusaglie!

O secchi pasticcini vegetali! Fiori bizzarri dei vecchi Salons! Le vostre sbavature di zampogna Fanno di certo preziosi glucosi! Ma, Caro, l'Arte ormai non è più in grado Di permettere - è vero, l'assicuro - Che l'Eucalipto costruttore abbia Dei seri costrittori d'un esametro; Come se i Mogani servissero, anche Nelle nostre Guiane, unicamente Al pesante delirio delle liane, Ai capitomboli dei sapaiù!

O una lacrima sola di candela? Tu, seduto laggiù, in una capanna Di bambù, con le imposte ben tappate E i tendaggi colore persia bruna, - Tu raffazzoneresti fioriture Degne di stravaganti fiumi gallici!

IV Dirai, non già pampas primaverili, Nere di spaventevoli rivolte, Ma i tabacchi, le piante di cotone! Dai, racconta gli esotici raccolti!

Di', fronte bianca abbronzata da Febo, A quanti dollari ammonta la rendita, Del Signor Pedro Velasquez, Havana; Incaca tutto il mare di Sorrento Dove i Cigni si recano a migliaia; Le tue strofe diventino réclame Perché si facciano abbattere i manghi, Frugati dalle idre e dalle lame!

La tua quartina ai boschi sanguinanti Si tuffa e torna per proporre agli Uomini Vari soggetti di zuccheri bianchi, Di pettorali oppure anche di gomme! Facci sapere Tu se la biondezza Di quei picchi nevosi, verso i Tropici, Dobbiamo ascriverla ad insetti ovipari Oppure a microscopici licheni!

Cacciatore, vogliamoche tu trovi Qualche robbia scarlatta e profumata Che la Natura con su i pantaloni Faccia sbocciare! Trova, ai confinidel Bosco assopito, Fiori che siano simili a dei musi Che sbavano pomate d'oro sopra I lunghi e scuri capelli dei Bufali! Trova, nei prati dove sull'Azzurro Trema l'argento delle pubescenze, Dei calici stracolmi d'uova ardenti Che cuociono fra le più pure essenze!

Trova Cardi con barbe di cotone Cui dieci ciuchi dagli occhi di bragia Filano i nodi con ostinazione! Trova fiori che siano delle sedie!

Trova nel cuore dei filoni neri Splendidi fiori quasi come pietre, Che verso i loro duri ovari biondi Abbiano delle ghiandole gommose! Servici, mio Burlone, tu lo puoi, Sopra un bel piatto d'argento dorato, Gigli in ragù sciropposi che attacchino I nostri begli halfenidi cucchiai! V Qualcuno dirà forse il grande Amore, Imbolatore di oscure Indulgenze: Ma né Renan né il gatto Murr han visto Nè mai vedranno i Tirsi blu e immensi!

Tu, fai scattare nei nostri torpori, Emanando profumi, le isterie; Devi esaltarci verso dei candori Candidi molto più che le Marie Sgorgherà la tua rima, rossa o bianca, E sembrerà come un raggio di sodio, Come un caucciù che prima o poi si schiuda!

Dai tuoi neri Poemi, - Giocoliere! Diottriche candide, verdi e vermiglie, E fiori stravaganti scappin fuori Unitamente a elettriche farfalle! E i pali delle linee telegrafiche Ornano - lira dal canto ferrigno, Le tue magnifiche splendide spalle! E soprattutto, rima una versione Sopra la malattia delle patate! Mais le soleil éveille, à travers les feuillages, Les vieilles couleurs des vitraux irréguliers.

La pierre sent toujours la terre maternelle, Vous verrez des monceaux de ces cailloux terreux Dans la campagne en rut qui frémit solennelle, Portant près des blés lourds, dans les sentiers ocreux, Ces arbrisseaux brûlés ou bleuit la prunelle, Des noeuds de mûriers noirs et de rosiers fuireux. Tous les cent ans on rend ces granges respectables Par un badigeon d'eau bleue et de lait caillé: Si des mysticités grotesques sont notables Près de la Notre Dame ou du Saint empaillé, Des mouches sentant bon l'auberge et les étables Se gorgent de cire au plancher ensoleillé.

L'enfant se doit surtout à la maison, famille Des soins naïfs, des bons travaux abrutissants; Ils sortent, oubliant que la peau leur fourmille Où le Prêtre du Christ plaqua ses doigts puissants. On paie au Prêtre un toit ombré d'une charmille Pour qu'il laisse au soleil tous ces fronts brunissants. Le premier habit noir, le plus beau jour de tartes, Sous le Napoléon ou le Petit Tambour Quelque enluminure où les Josephs et les Marthes Tirent la langue avec un excessif amour Et que joindront, au jour de science, deux cartes, Ces seuls doux souvenirs lui restent du grand jour.

Les filles vont toujours à l'église, contentes De s'entendre appeler garces par les garçons Qui font du genre après Messe ou vêpres chantantes. Eux qui sont destinés au chic des garnisons, Ils narguent au café les maisons importantes, Blousés neuf, et gueulant d'effroyables chansons.

Cependant le Curé choisit pour les enfances Des dessins; dans son clos, les vêpres dites, quand L'air s'emplit du lointain nasillement des danses, Ils se sent, en dépit des célestes défenses, Les doigts de pied ravis et le mollet marquant; - La nuit vient, noir pirate aux cieux d'or débarquant. Les parents semblent de doux portiers. Mieux qu'à l'église haute aux funèbres rumeurs, D'abord le frisson vient, - le lit n'étant pas fade - Un frisson surhumain qui retourne: IV Puis la Vierge n'est plus que la vierge du livre.

Les mystiques élans se cassent quelquefois Et vient la pauvreté des images, que cuivre L'ennui, l'enluminure atroce et les vieux bois; Des curiosités vaguement impudiques Epouvantent le rêve aux chastes bleuités Qui s'est surpris autour des célestes tuniques, Du linge dont Jésus voile ses nudités. Elle veut, elle veut, pourtant, l'âme en détresse, Le front dans l'oreiller creusé par les cris sourds, Prolonger les éclairs suprêmes de tendresse, Et bave Et l'enfant ne peut plus.

Elle s'agite, cambre Les reins et d'une main ouvre le rideau bleu Pour amener un peu la fraîcheur de la chambre Sous le drap, vers son ventre et sa poitrine en feu V A son réveil, - minuit, la fenêtre était blanche.

Ella sorrise alquanto ; e poi: S' egli erra L' opinion y mi disse, de' mortali, Dove chiave di senso non disserra , Certo non ti dovrien punger gli strali D' ammirazione ornai: Ma dimmi quel, che lu da te ne pensi.

La spera otlava vi dimostra molti Lumi, li quali e nel quale, e nel quanlo Notar si posson di divers! JK 45 A la première étoile ici que tu vois luire 4. Dense, poli, solide, et tel qu'un diamant Que ffftppe le soleil , s'étendit à la ronde.

Le saphir éternel nous reçut comme l'onde , En demeurant unie, un rayon lumineux. Si j'étais corps alors et ne se connaît guère Etendue absorbant étendue étrangère ; Ce qui doit toutefois ainsi s'effectuer Lorsqu'un corps dans un corps vient à s'insinuer 5 , Plus grand désir encor, plus vive impatience Doit nous brûler de voir celte divine essence Dans laquelle on comprend à Dieu comment s'unit Notre humaine nature en corps comme en esprits Là , nous apparaîtra rayonnant d'évidence Tout ce que nous tenons pour article de foi ; Non par raisonnement , mais visible de soi , Gomme quand nous saisit la vérité première 6.

Elle sourit un peu , puis: Mais d'abord apprends-moi ce que toi-même penses. Les][astres circulant dans la huitième sphère 9 Sont divers de grandeur ainsi que de lumière , Et se distingue en tous un aspect différent. Si d'une essence rare ou dense seulement G'était le résultat, une môme influence. Fora di sua materia si digiuno Esto pîaneta, o si corne comparte Lo grasso e '1 magro un corpo, cosi questo, Nel 8U0 volume cangerebbe carte. Se '1 primo fosse, fora manifesto Neir eclissi dcl Sol , per trasparere Lo lume , corne in altro raro ingesto.

S' egli è, che questo raro non trapassi, Esser conviene un termine, da onde Lo suo contrario più passar non lassi: Benchè nel quanto tanto non si âtenda La vista più lontaua , li vedrai Come convien , ch' egual mente risplenda. Sont le maigre et le gras, son livre à cet égard Serait fait d'un papier divers à chaque page Le premier cas fondé, lorsqu'elle éclipserait Le disque du soleil, ou le rencontrerait, Tiendrait à transparaître aussitôt sa lumière.

Comme à travers tout corps où rare est la matière. Or, c'est ce qui n'est pas. Il faut donc maintenant Passer à l'autre , et , si je le mets au néant , Ton avis n'a pour lui qu'une fausse apparence. Si cette rareté, même en s'étendant loin. Ne va de part en part , doit se trouver un point Où son contraire fait cesser la transparence 14 ; Sont alors refoulés les rayons lumineux , Comme se réfléchit la couleur dans le verre D'une feuille de plomb qu'on revêtit derrière.

Mais objecteras-tu que le rayon aux yeux Apparaît plus obscur parce qu'il va par place Se réfracter plus loin sur la dense surface. Le problème sera , lorsque tu le voudras , Par toi-même éclairci , grâce à l'expérience D'où découle surtout votre humaine science.

Tu prendras trois miroirs, desquels tu placeras. Derrière toi dispose un feu dont la lueur Soit par les trois miroirs à la fois répétée , Et vers toi dans chacun brille répercutée ; Tu verras, bien qu'étant d'une moindre grandeur. Que la flamme à tes yeux de plus loin reflétée Près des autres n'aura rien à perdre en splendeur.

Gli altri giron per varie differenze Le distinzion, che dentro da se hanno, Dispongono a lor uni, e lor semenze, Questi organi del mondo cosl vanno, Goine tu vedi ornai , di grado in grado , Che di su prendono, e di sotto fanno.

Riguarda bene a me si com'io vado, Per questo loco al ver, che tu disiri, Si che poi sappi sol tener lo guado. Lo moto e la virtù de' santi giri , Come dal fabbro V arte del martelJo , Da' beati motor convien che spiri. E '1 Ciel f cui tanti lumi fanno bello , Dalla mente profonda, che lui volve, Prende V image, e fassene suggello. Ë come r aima dentro a vostra polve, Per diiferenti membra , e conformate A diverse potenzie.

Yirtù diversa fa diversa lega Col prezïoso corpo, chel' avviva, Nel quai, si come vita in voi, si lega. Tourne, au-dedans du ciel de la paix éternelle 15 , Un corps 16 dont la vertu qu'il lui transmet recèle De tout ce qu'il contient le germe merveilleux Ainsi vont , tu le vois , ces organes du monde Par degrés exerçant leur action féconde , Empruntant au-dessus , au-dessous opérant.

Suis bien comme par-là j'avance constamment Vers cette Vérité que lu voudrais voir luire , Pour que tu puisses seul ensuite la déduire. Des bienheureux moteurs 20 vertus , impulsion , Doivent être transmis à chaque sainte sphère.

Ainsi que le marteau qui sur le fer opère. Reçoit de l'artisan force et direction. De même aussi , tournant sur sa propre unité, La haute intelligence au loin ce multiplie En répandant sa vive et puissante énergie , Par ces étoiles dont tu vois les cieux semés. Or, diverse vertu diversement s'allie A ces corps radieux et, par elle animés , S'unissent à chacun ainsi qu'en vous la vie.

Gome letizia per pupilla viva. Da essa vien ciô, che da luce a luce Par dififeiente, non da denso e raro: Essa è formai principio, che produce. Conforme a sua bontà, lo turbo, e 'I chiaro. XX de l'Enfer, à la note. Dans cette nature est l'inégale clarté , Non dans la rareté ni dans la densité.

ÎS Le huitième Ciel, celui des étoiles fixes. Provando , e riprovando , il dolcc aspelto: Ed io, per confessar corretto e cerlo Me stesso tanto, quanto si convenne Levai lo capo a profferer più erto. Ma visîone apparve , che ritenne A se me tanto stretto, per vedersi , Che di mia confession non mi sovvenne.

Quali per vetri trasparenti e tersi , ver per acque nitide et tranquille Non si profonde, che i fondi sien persî, Tornan de' nostri visi le postille Debili si che perla in bianca fronte Non vién men tosto aile nostre pupille: Tal vid' io più facce a parlar pronte: Perch' io dentro air error contrario corsi A quel , ch' accese amor tra V uomo e '1 fon Subito, si com' io di lor m' accorsi , Quelle stimando specchiati sembianti, Per veder di cui fosser, gli occhi torsi, E nulla vidi , e ritbrsili avanti Dritli nel lume délia dolce guida, Che sorridendo ardea negli occhi santi.

Ma te rivolve , corne suole , a volo ; Vere sustanzie son , ci6 che lu vedi , Qui rilegate per manco di vôto. Perô parla con esse , e odi e credi , Che la verace luce , che le appaga, Da se non lascia lor torcer li piedi. Ed io air ombra, ,che parea più vaga Di ragionar, drizzaimi, e cominciai. Déjà , comme à parler alors que Ton s'apprête , Autant qu'il convenait j'avais levé la tête ; Mais le spectacle à moi qui se montra soudain A tel point absorba ma vue et ma pensée Que ma confusion en oubli fut laisst'ie.

Ne t'élonne , dit-elle , ainsi si je souris De ton erreur d'enfant, quand ta marche incertaine Du vrai t'éloigne encore et fait , comme jadis. Pour parvenir au but que ta fatigue est vaine. Alors je m'avançai vers l'ombre qui montrait Te me parler désir plus vif bien que discret , Et dis, comme troublé d'une trop forte envie: Grazîoso mi ûa, se mi coiitenti Del nome tuo , e délia vostra sorte ; Ond'ella pronta e con occfai ridenti: La nostra carità non serra porte A giusta voglîa, se non corne quella, Che vuol simile a se tutta sua corte.

Ne' mirabili aspetti Yostri risplende non so che divino, Che vi trasmuta da' primi concetti: Perô non fui a rimembrar festino ; Ma or m'aîuta ciô, che tu midici. Si che raffîgurar m' è più latino. Gon queir altr' ombre pria sorrise un poco: Da indi mi rispose tanto lieta, Ch' arder parea d' amor nel primo foco ; Frate, la nostra volontà quîeta Yirtù di carità, che fâ yolerne Sol quel, che avemo, e d' altro non ci asseta.

Et, les yeux souriants , sans que je dusse attendre , lille me répondit: Me sais quoi de divin, repris-je, se marie A. Je la vis quelque peu sourire, et l'imitèrent Les ombres dont les yeux sur les siens se portèrent; Puis , le front d'allégresse à tel point radieux Qu'elle semblait d'amour sentir les premiers feux.

Dont la sainte veitu constamment les modère. Anzi è formale ad esto beato esse Tenersi dentro alla divina voglia, Perch' una fansi nostre voglie stesse. Si che corne noi sem di soglia in soglia Per queslo rsgno, a tutto il regno place , Gom' allô Re , ch' a suo voler ne 'nvoglia: In la sua volontade è nostra pace: Ella è quel mare , al quai tutto si muove Ciè y ch' ella cria , e che natura face.

Ghiaro mi fu allor , com' ogni dove In Gielo è Paradiso y etsi la grazîa Del somme Ben d' un modo non vi piove. Ma si com' egli awien, s' uncibo sazîa, Ë d' un altro rimane ancor la gola y Ghe quel si chiere , e di quel si ringrazia ; Gosi fec' io con atto e con parola , Per apprender da lei quai fu la tela , Onde non trasse insino al c6 la spola.

Dal mondo, per seguirla, giovinetta, Fuggimmi, e nel su' abito mi chiusi , E promisi la via délia sua setta. Dio lo si sa, quai poi mia vita fusi. Di tutto '1 lumc dclia spera nostra Giô ch' io dico di me, di se inteiide: Sorella fu , e cosi le fii tolta Di capo r ombra délie sacre bende. Ma poi che pur al monde fu rivolta Contra suo grado, e contra buona usanza, Non fu dal ver del cuor giammai disciolta. Qucst' è la luce délia gran Gostanza, Che del secondo venlo di Soave Generè '1 terzo , e V ultima possanza.

Ma quella folgorô nello mio sguardo Si, che da prima il viso nol sofFerse: Voir la note 2 du ch. Malefami Malefarai , méfaîs-moi on tu niéferas. Je la suivis au loin tant qu'il me fut possible Et, quand je la perdis , je ramenai mes yeux Vers un but dont j'étais encor plus désireux: Dante ne voulant pas se rendre garant du miracle, lui fait dire Dien le sait. Qui inflatur superhiâ vento pascitur. Si si starebbe un agno intra duo brame Di fieri lupi , igualmente temendo: Si si starebbe un eane intra duo dame.

Fessi Béatrice, quai fe' Danîello, Nabuccodonosor levando d' ira , Ghe r avea fatto ingiustamente fello. Se '1 buon voler dura, La vîoleniii aHrui per quai ragione Di meritaf mi scema la misura? Seconde la sentenza di Platone. Queste son le quîstion, che nel tuo velle Pontano igualemente: Un agneau resterait de môme entre deux loups , Immobile et craignant également leurs coups: Bintre deux jeunes faons de même chien de chasse. De deux doutes divers pareillement poussé, le me trouvais réduit forcément à me taire.

Blâme ou louange , ici je m'en vois dispensé , Car c'était de ma part silence nécessaire: Ce que fit Daniel pour calmer la colère Dont était enflammé Piabuchodonosor, Quand son injuste arrêt allait frapper de mort 2 , Le fit ma dame et dit: Tu le dis à part toi: De douter te fournit en outre occasion ''r Aux étoiles de voir, selon l'opinion Par Platon professée en sa philosophie, Les âmes retourner lorsque finit la vie 4.

Ce sont là les deux points que tous deux à la fois Tu brûles d'aborder sans oser faire un choix. Je traiterai d'abord celui-là qui recèle Du venin de l'erreur plus notable parcelle. Ma tutti fànno bello il primo giro , Ë differentemente han dolce vita , Per sentir più e men V eterno spiro.

Qui si mostraron , non perché sorti la 8ia questa spera lor , ma per far segno Délia celestîal , ch' ha men sali ta, Cosî parlar conviensi al vostro ingegno , Perocchè solo da sensato apprende Giô , che fa poscia d' intelletto degno. Per questo la Scrittura condescende A vostra facultate, e piedi e mano Attribuisce a Dîo , ed altro intende: E santa Chiesa con aspetto umano Gabriel l' e Michel vi rappresenta , E r altro, che Tobbia rifece sano.

Dîce , che V aima alla sua Stella riede, Gredendo quella quindi esser decisa, Qiiando natura per forma la diede. Questo principio maie inleso torse, Già tutto '1 mondo quasi, si cheGiovc, Mercurio, e Marte a nominar trascorse. Ici ceux-là naguère S'offrirent à tes yeux, non pas qu'en cette sphère Soit fixé leur séjour; mais pour qu'en s'y montrant, Comme elle est au plus bas dans l'espace céleste , Dans rélernelle cour tu juges de leur rang.

Puisque c'est eux qui seuls peuvent lui révéler Ce qu'il transmet ensuite à votre intelligence 6. Ainsi condescendant à vôtre insuffisance, L'Écriture attribue à Dieu des pieds, des mnins. Mais autre chose entend, que sonde la science: Ce que des âmes dit Timée est différent De ce qu'on voit ici , parce que l'on comprend Qu'il parle comme il croit et non pas par figure: Son sentiment est donc qu'elle s'en sépara Quand dans un corps humain l'enferma la nature.

S'il entendit que doit aux astres refourncr Ce que leur influence eut d'honneur ou de blâme , Durant l'humain voyage, à répandre sur Tâme, Près du vrai sa pensée aurait été donner. Ce principe compris d'une façon contraire Dans Terreur fit tomber presque toute la terre , Qui bientôt dans le ciel fourvoyant ses regards Proclama dieux Mercure et Jupiter et Mars. Ua men velen , perocchè sua malizFa Non ti potria mcnar da me altrove.

Ma perché puote vosiro accorgimento Ben penetrare a questa veritate, Come disiri , li farô contento. Se vtolenza è quando quel , che pâte, INîente conferisce a quel che sforza , Non fur quest' aime per essa scusate: De ce que je t'ai dit tu gardes souvenir.

Que ne peut d'âme élue une erreur provenir , Près comme elle est toujours de la vérité même; Et tu viens cependant de Piccarde d'ouïr Que conserva Constance affection extrême Pour le voile sacré qu'elle se vit ravir.

Avis divers t'en semble entre nous ressortir Mis bien plus d'une fois il est advenu , frère, Que pour fuir un péril on fit contre son gré 50 paràdiso. Voglia assoluta non consente al danno: Ma consentevi in tanlo , in quanto terne , Se si ritrae, cadere in più atîanno. Perô quando Piccarda qucllo spreme , Délia voglia assoluta intende, ed io Deir altra ; si che ver diciamo insieme.

Ma Quei, che vede, e puole a. Io veggio ben, che giammai non si sazia Nostro intelletto , se '1 Ver non Io illustra , Di fuor dal quai nessun vero si spazia. Posasi in esso, come fera in lustra, Tosto che giunto T ha: Nasce per quello a guisa di rampbllo Appiè del vero il dubbio: Questo m' invita, questo m' assicura Con riverenza.

Il ne t'en faut sans doute davantage voir dé toutes deux que fut vrai le langage, le du saint ruisseau qui prenait son essor tte source d'où toute vérité sort ondulation. Ch' alla vostin stadcra non sien parvî. Béatrice à ces mots sur moi fixa ses yeux: De même Saint-Thomas t Saint-Grégoire.

Si che degli occhi tuoi vinco '1 valore , Non ti maravigliar: Tu voi saper se con altro servigio, Per manco voto si puô render tanto, Ghe r anima sicuri di litigîo. Si cominciô Béatrice questo canto: E , si com' nom , che suo parlar non spezza , Continué cosi '1 processo santo: Lo maggior don , che Dio per sua larghezza Fesse creando, e alla sua bontate Più conformatOy e quel ch' ei più apprezza, Fu délia volontà la libertate , Di che le créature intelligenti , E tutte e sole furo e son dotate.

Dunque , che render puosi per ristoro? Se credi bene usar quel , ch' bai offerto , Di mal toUetto vuoi far buon lavoro.

Que peut-il donc encor De ce qu'il reprendrait donner en récompense? S'il crut bien employer ce qu'il offrit d'abord , C'est d'un bien mal acquis qu'il aurait l'espérance De faire un digne usage , et ce serait à tort 3.

Doit du point principal te frapper l'évidence. Mais l'Ëglise accordant à ce sujet dispense. Ce qui semblerait mettre en contradiction Ce que je t'ai montré de vrai , d'incontestable ; Il faut encore un peu que je te tienne à table Pour qu'ait à concourir à la digestion D'un mets substantiel l'aliment convenable 4.

Duo cose si convengono ail' esscnza Di questo sacriûcio: V iina è quella , Di che si fa ; Y altra è la convcncnza. Quest' ultima giammai non si cancclla , Se non servata, cd intorno di lei , Si preciso di sopra , si favella: Verà necessitalo fu agli Ebrei Pur r offerire, ancor che alcuna ofTerla Si permutasse, corne saper déi. Ma non trasmuti carco alla sua spalla Per suo arbitrio alcun, senza la volta Ë délia chiave bianca , c délia gialla: Nen prendano i mortali il voto a ciancia: Siate fedeli, ed a ciô far non bioci.

Corne fu lepte alla sua prima mancia: Oui più si convenia dicer: Onde pianse Ifigenia il suo bel volto, E fe' pianger di se e i folli c i savi , Ch' udir parlar di cosi fatto collo. Siate, Gristiani, a muovcrvi più gravi: Ouesto vi basti a vostro salvamento. Hais que, même en ce cas, nul mortel ne s'avise faix qu'il doit subir de prétendre juger ; ivent tourner d'abord les deux clés de l'Eglise 5.

IS avez Tancien, le nouveau Testament ir guides, et la voix du Pasteur de l'Eglise ; ir marcher au salut que cçla vous sufiise. Si che '1 Giudeo tra voi di voi non rida. Non fate corne agnel , che lascia il latte Délia sua madré, e semplice e lascivo Seco medesmo a suo piacer combatte. Poi si rivolse tutta disiante A quella parte, ove '1 mondo è più vivo. Lo suo piacer, '1 tramutar semblante Poser silenzio al mio cupido ingegno, Che già nuove quistioni avea da vante.

E si come saetta , che nel segno Percuote pria che sia la corda quêta, Cosi corremmo nel secondo regno. Quîvi la donna mia vid' îo si lieta Come nel lume di quel ciel si mise, Che più lucente se ne fe' il pianeta. E se la Stella si cambiô e rise. Quai mi fec' io , che pur di mia natura Trasmutabile son per tutte guise! Come in peschiera , ch' è tranquilla e pura , Traggono i pesci a ciè, che vien di fuori Per modo, che lo stimîn lor paslura: Si vid' io ben più di mille splendori Trarsi ver noi, ed in ciascun s' udiu, Ecco chi crescerà li nostri amori: Pensa, Letlor, se quel, che qui s' înîzia, Non procedesse , come tu avresti Di più savere angosciosa carizia: E per te vederai, come da questi M' era 'n disio d' udir lor condizioni , Si come agli occhi mi fur manifesti.

Comme la flèche au but frappe lorsqu'encor tremble La corde dont Tefifort fit sa rapidité , Nous franchîmes l'espace et parvînmes ensemble Dans le second royaume; et parmi la clarté De ce ciel radieux quand pénétra ma dame , Il se manifesta tant de joie en son âme Que d'un plus vif éclat l'étoile en resplendit 7.

Or, si changea d'aspect la planète et sourit , Que dus-je faire , moi , mobile par nature , Que toute impression avec force saisit? Gomme dans un vivier dont l'onde est calme et pure Accourent les poissons vers les appâts trompeurs Qu'on leur jette du bord sous forme de pâture , De même j'aperçus plus de mille Splendeurs 8 Faire hâte vers nous , et répétait chacune: O mille fois heureux toi que la grâce appelle Aux pompes du triomphe en la gloire éternelle Avant d'avoir quitté les rangs des combattans!

Di noi chiartrti , a tiio placer ti sazio. Cosi da un di quelli spirli pii Detto mi fu ; c da Béatrice: Di' di' Sicuramente, e credi corne a Dii. Si corne '1 Sol , che si cela egli stessi Per troppa luce, quando '1 caldo ha rosj Le lemperanze de' vapori spcssi: Per più letizia , si mi si nascose Denlro al suo raggîo la figura santa , E cosi chiusa chhjsa mi rispose Nel modo y che '1 seguente canto canta. Béatrice représente la science divine resplen- dissante de toute la lumière de son. Sur son visage apparaissent des choses qui sont une image des plai- sirs du Paradis ; c'est-à-dire dans ses yeux et dans son sourire.

Et, ici, il est à propos de savoir que les yeux de la science sont ses démonstrations qui rendent la vérité évidente; son sonrire, ses persuasions , qui font briller sans aucun voile les clartés intérieures; et, dans ces deux choses, on éprouve ce suprême plaisir de béatitude qui est, en Paradis, le souverain bien. Je vois assurément comme tu resplendis 3 ta propre lumière en tes yeux qui lamboic ,: Euripide, Ipliigénie en Taur.

Une âme aimante de plus nous apporte un accroissement niour. II Par le voisinage du Soleil. Ma il benedetto Agabito , che fue Sommo Pastore, alla fede sincera lli dirizzô con le parole sue. Io gli credetti, e ciè che suo dir' era , Veggio ora chiaro, si come tu vedi Ogni contraddizione e falsa e vcra.

Or qui alla quistion prima s' appunta La mia riposta ; ma sua condizione Mi stringe a scguitare alcuna giunta: Je suis Justinien et fus César naguère. Par l'inspiration de Téternel amour 3 Que désormais je goûte au céleste séjour Dans les lois j'élaguai le trop et l'inutile [à. Je le crus et je vois désormais clairement Qu'il ne m'abusait pas, comme est pour toi palpable Que contradiction renferme et faux et vrai 6. Quand de l'Eglise j'eus embrassé la doctrine , Dieu daigna m'inspirer par sa grâca divine Le glorieux labeur auquel je me livrai.

Alors je confiai l'armée à Bélisaire Et s'unit du Très-Haut la droite tutélaire A la sienne à tel point que j'eus soudain connu Du repos que pour moi le temps était venu. Perché tu vcggi con quanta ragionc Si move contra il sacrosanto scgno , E chi '1 s' appropria y c clii a lui s' opponc.

Yedi quanta virlù 1' ha faite degno Di rivcrenza, e cominciè dair ora, Che Pallante mori per dargli regno. Onde Torquato, e Quintio, che dal cirro? Iegletto fu nomato , e Deci , e Fabi Ëbber la fama , che volentier mirro.

Sott' esso giovanetii trionfaro Scipione e Pompeo , ed a quel colle , Sotto '1 quai tu nascesti , parve amaro. Poi presse al tempo, che tutte '1 Ciel voile Ridur te monde , a sue mode , serene , Gesare , per voler di Roma il telle: In ver la Spagna rtvelse le stuole: Poi ver Durazzo , e Farsaglia percesse Si , ch' al Nil calde si scnli dcl duolo: Pour séjour trois cents ans Albe put lui suflire, Du le sais , jusqu'au jour où, pour lui combattant , "rois furent opposés à rois. Tu sais comment Il vainquit sous sept rois les nations voisines , Entre Tenlèvement des plaintives Sabines i: Tu sais ce que porté par tant de fiers Romains.

Il fit contre Brennus, contre le roi d'Ëpire, Contre peuples et rois ligués pour les détruire; Ce qu'il a dû de gloire au vaillant Torquatus,. Il terrassa l'orgueil du farouche Africain, Sur les pas d'Ânnibal qui se ruant en foule , A travers les rochers alpestres d'où s'écoule Le Pô majestueux se fraya le chemin.

Sous lui jeunes encor Scipion et Pompée Iriomphèrent tous deux , et la cime escarpée Sous laquelle tu vis le jour fut aux regrets Puis lorsque pour franchir bientôt le Rubicon De Ravenne il sortit, fut son vol si rapide 2ue pour le suivre et langue et plume s'intimido. Vers l'Espagne il entraîne alors les légions , Ensuite à Durazzo 15 , puis il frappe Pharsalo FA ne tardent du Nil les chaudes régions K sentir la douleur de rattciuto fatale.

Antandro c Simoenta , onde si mosse , Rivide, e là, dov' Ellorc si cuba, Ë mal per Tolommeo poi si riscosse. Da onde vcnne folgorando a Giuba: Poi si rivolse nel vostro Occidenlc , Dove sentia la Pompeiana tuba. Piangene ancor la trista Gleopatra , Che fuggendogli innanzi , dal colubro La morte prese subitanea ed atra. Con costui corse insino al lito rubro; Con costui pose '1 mondo in tant a pace, Che fu serrato a Giano il suo delubro.

Ma ciôy che '1 segno, che parlar mi face,. Fatto avea prima, e poi era fatturo Per lo regno mortal ch' a lui soggiace, Diventa in apparenza poco e scuro, Se in mano al terzo Ccsare si mira Con occhio chiaro, e con affetto puro: Or qui t' ammira in ciô, ch' io ti replico.

Poscia con Tito a far vendetta corse Délia vendetta del peccato antico. Ornai puoi giudicar di que' cotalî , Ch' io accusai di sopra , e de' lor falli , Che son cagion di tutti i vostri mali.

Brutus et Cassius que la douleur dévore missent dans l'Ënfer des maux que leur coûta lui de qui le bras ensuite le porta Or, fais attention maintenant à ceci ; is tard avec Titus il courut sans merci venger des vengeurs de la première offense Tu peux apprécier, je pense désormais ceux que n'est longtemps encore j'accusais 24 leurs folles erreurs qui de vos maux sont cause, m à l'enseigne sainte avec audace oppose bannière aux lys d'or 25 ; et dans un but humain , ntérêt de parti, l'autre se l'approprie 26 , qu'on doute où plus grande est l'aveugle folie.

Moite fîate già pianser H figli Per la colpa de! Questa picciola Stella si corroda De' buoni spirti, che son stati attivi, Perché onore e fama gli succéda: E quando li desiri poggian quivi, SI disviando, pur convien che i raggi Del vero amore in su poggin mon vivi.

Ma nel commensurar de' nostri gaggi Col merto, è parte di nostra letizia, Perché non li yedém minor, ne maggi. Quinci addolcisce la viva giustizia In noi r affetto si , che non si puote Torcer giammai ad alcuna nequizia. Diverse vQci fanno dolci note ; Gosi diversi scanni in nostra vita Rendon dolce armonia tra queste ruote. E dentro alla présente margherita Luce la luce di Roméo, di cui Fu r opra grande e bella mal gradita: Ma i Provenzali, che fer contra lui.

E poi il mosser le parole biece  dimandar ragione a questo giusto, Ghe gli assegnù sette e cinque per diece. Indi parlissi povero e velusto: E se '1 mondo sapcsse '1 cuor, ch' egli cbbe, Mendicando sua vita a frusto a frusto, Assai lo ioda, e. La vivante justice ainsi redouble en nous Le sentiment d'amour qui s'exhale plus doux Et qui du droit sentier désormais ne dévie. Mais n'ont les Provençaux qui furent contre lui E;.

En mendiant son pain de village en villai'. De deux propositions contra- dictoires Tune étant vraie et l'autre fausse, il en résulte que toute contradiction contient à la fois le faux et le vrai.

S L'aigle, enseigne impériale. Lqçain y fait abor- der César, pendant qu'il est à la poursuite de Pompée, pour voir l'emplacement de Troie. Antoine, et à Pc- rouse contre son frère, L. Antoine, qu'il fit prisonnier. Voir dans sou Traité de la Monarchie, quels étaient les voeux de Dante i oiir la paix.

Pages 10, 23, 24, 25, 27, 83 de l'édiiion vénitienne de Zatta. L'aigle ainsi, emblème de la puissance impériale, exerça le plus haut degré de justice ter- restre, en sévissant sur la Divinité même. Les uns disent qu'il abandonna Berenger, indigné de son ingratitude; d'autres qu'il jouissait encore de sa faveur lorsque Berenger mourut, en , et que, nommé par lui l'un des administrateurs de la Provence, il aurait marié Béatrice à Charles d'Anjou, en qualité de tuteur. Cosi , volgendosi alla nota sua Fu Yiso a me cantare essa suslanza, Sopra la quai doppio lume s' addua: Dille , dillc , Fra me, dille, diceva, alla mia donna, Ghe mi disseta con le doici stille: Secondo mio infallibile avviso, Gome giusla vendetta giustamente Punita fosse , t' bai in pensier miso: Ha io ti solverô toslo la mente: E tu ascolta, che le mie parole Di gran sentenzia ti faran présente.

Fer non soffrire alla virtù che vuole Freno a suo prode, queir uom che non nacquc Dannando se, dannô tutta sua proie: Onde r umana specie inferma giacque Giù per secoli molti in grande errore , ciiÀ?

Vers les autres Esprits lorsqu'elle retourna , Ainsi j'ouïs chanter la splendide substance Qu'une double clarté d'abord illumina. Tous suivirent l'essor de la sublime danse Et, comme l'étincelle, à peine a-t-elle lui, A mes yeux les voila promptement la distance. Plus d'un doute avait pris en mon esprit naissance; Tout bas je me disais: Parle-lui, parle-lui; Dîsais-je , m'adressant en moi-même à la dame 2 Dont les discours bénis désaltèrent mon âme. Mais ce respect profond qui n'a point de pareil Dont je suis dominé toujours pour B, pour IGE 5 , Me courbait comme un homme accablé de sommeil.

Ne me voulut longtemps voir languir Béatrice Et , laissant rayonner un sourire en ses yeux Tel qu'il ferait pâmer de joie au sein des feux , Elle me dit: Sois attentif; pour peu que ton oreille écoute, Ya luire à ton regard sublime vérité. Or drizza '1 viso a quai che si ragiona. Questa natura al suo Fattore unita , Quai fu creata, fu sîncera e buona: Ma per se stessa pur fu ella sbandita Di Paradiso , perocchè si torse Da via di verità e da sua vila. Perô d' un atto uscir cose diverse: Gh' a Dio , ed a' Giudei piacque una morte: Per lei tremô la terra, e '1 Giel s' aperse.

Non ti dee oramai parer più forte, Quando si dice, che giusta vendetta Poscia vengiata fu da giusta corte. Ma 10 veggi' or la tua mente ristretla Di pensiero in pensier dentro ad un nodo,.

Del quai con grau disio sol ver s' aspetta. Ben discerne ciù , ch' io ode: Ma perché Dio velesse, m' è occulte, A nostra redenzion pur questo modo.

Questo décrète, frate, sta sepulte Agli occhi di ciascuno , il cui ingegne Nella fiamma d' amer non è adulte. Veramente , perô ch' a questo segno Molle si mira , e poce si discerne , Dire perché tal modo fu più degno. U plut cette mort qui les Juifs satisût, essaillit la terre, et le Ciel se rouvrit, k doit s'expliquer à ton intelligence ot qui t'élonnait d'une juste vengeance ée elle-même avec juste motif, is je vois maintenant qu'en ton esprit pensif difficulté de nouveau se présente ; solution est vive ton attente, dis: Gi6 che da lei scnza mczzo distilla , Non ha poi fine, percbè non si muovc La sua impronta , quand' ella sigilla CÀà che da essa scnza mezzo piove, Libcro è tutto , perché non soggiacc Alla virtute dcllc cose nuovc.

Solo ii peccato è quel che la disfranca, C falla dissimile al Sommo Bene, Perché del lume suo poco s'imbianca , Ed in sua dignità mai non riviene, Ge non rïempie dovc colpa vola , Contra mal dilettar con giuste pêne. Yostra natura quando peccô tota Ncl semé suo, da queste dignitadi , Come di Paradiso fu remota: Ne ricovrar poteasi , se tu badi Ben sottilmente, per alcuna via, Senza passar per un di questi guadi: Ficca mo V occhio perentro V abisso Deir eterno consiglio, quanto puoi Al mio parlar distrettamente ûsso.

Non potea V uomo ne' tcrmini suoi Mai soddisfar, per non potere ir giuso Gon umiltate, obbedïendo poi, Quanto disubbidendo intese ir suso: E questa è la ragion , perché V uom fue Da poter soddisfar , per se dischiuso.

Dunque a Dio convenia con le vie sue Riparar V uomo a sua inlera vita, Dico con r una , o ver con ambedue. Ce qui découle d'elle immédiatement Est libre de tout point, et n'est de ce moment Soumis à l'action de cause secondaire 8.

Ce qui plus lui ressemble aussi plus sait lui plaire, Car le divin amour en toute chose infus Est plus vif dans ce qui lui ressemble le plus. Ces privilèges sont de l'homme l'apanage 9 ; Uu de moins y il décheoit de son sublime rang. Le dorade lui seul le péché dont l'outrage Fait que du Bien Suprême il devient différent iO , Puisque dans ses rayons est moindre son partage. Plus tard, il ne reprend jamais sa dignité Que n'ait la juste peine en sa sévérité Des coupables plaisirs dont il fut trop avide Effacé le péché, n'eu ait comblé le vide.

Dans son germe premier lorsque pécha jadis Votre nature entière, elle perdit, déchue. Ses privilèges saints comme le Paradis ; Elle ne pouvait plus dans la même étendue Les recouvrer dès lors , si tu veux y penser, Par l'un de ces chemins sans avoir à passer: Ou que le Dieu clément en sa bonté suprême Accordât le pardon , oubien que par soi-même L'homme pour sa folie envers lui satisfît. Or, plonge maintenant tes regards dans l'abîme De l'étemel conseil, et que ton sens intime S'attache, étroitement à ce que j'aurai dit.

Et par cette raison l'homme ne fut reçu Soi-même à satisfaire , à laver son offense. A son entière vie afin qu'il fût rendu Il fallait donc alors par Dieu qu'il fût pourvu , Qu'il fit justice ou bien qu'il usât de clémence. Dell' Opérante, quaiito più appresenta Délia bontà del cuore, ond' è uscita ; La divina bonlà, che '1 mondo imprenla, Di procéder per tutte le sue vie A rilevarvi suso fu contenta: Ne tra r ullîma nolte, e'I primo die Si alto e si magnifico proccsso, per r una, o per V altro fue, o Ce.

Che più largho fu Dio a dar se stesso , In far V uom sufficicntc a rilevarsi: Che s' egli avesse sol da se dimcsso. Io veggio V aère , io veggio '1 foco , L' acqua , e la terra , e tutte lor misture Yenire a corruzione , e durar poco: E queste cose pur fur créature: Gli Angeli, frate, e '1 paese sincero, ]Nel quai tu se' , dir si posson creati , Si corne sono in loro essere intero: Ma gli elementi , che tu hai noma î, E quelle cose, che dir lor si fanno, Da creata virtù sono in format i.

Greata fu la mater ia , ch' egli ban no: Creata fu la virtù informante In queste stelle , ch' interne a lor vanno. L'anima d' ogni brulo, e délie pianle Di complession potenzîata tira Lo raggio e '1 moto délie luci santé. Ma nostra vita senza mezzo spira CBA? La somma benignanza, e V innamora Di 8è , si che poi sempre la disira. Sabaoth signifie armées, et Malkaotb, au pluriel Mal- kuioth, royaume.

Dante veut dire ici qu'une seule lettre de son nom pro- noncée, la seule finale, suffisait pour causer en loi une Tire émotion. Solea credcr lo monde in suo periclo, Che la belia Ciprigna il folle amore Raggiasse, volta nel terzo epiciclo; Fer che non pure a lei faceano onore Di sacriûcj , e di votivo grido Le genti antiche neir antico errore: Fir sine maire, Dante, vulg.

Le monde crut longtemps, à son péril extrême, e dans son épicycle , à nos yeux le troisième , belle Cythérée , en tournant nuit et jour, anchait par les airs' les feux du fol amour 1. Di fredda nube non disceser venti, visibili, o no, tanto festini, Che non paressero impoditi e lenti , A chi avesse quei lumi divini Veduto a noi venir , lasciando '1 giro Pria cominciato in gli aiti Serafini: Indi si fece V un più presso a noi, E solo incominciô: Tutti sem presti Al tuo piacer, perché di noi ti gioi.

Voi , che intendendo il terzo Ciel movete: Poscia che gli occhi miei si furo oiTerti Alla mia donna riverenti, ed essa Fatti gli avea di se contenti e certi, Rivolsersi alla luce, che promessa Tanto s' avea, e Di', chi siete, fue La voce mia di grande affetto impressa. Derrière les premiers qui plus près avancèrent, A chanter Hosanna les autres commencèrent D'un si suave accent qu'un extrême désir M'est resté de l'entendre encore retentir.

L'un d'eux en ce moment s'approcha davantage. Et me dit 6: Je regardai ma dame, et si tôt que mes yeux Qui sur elle s'étaient levés respectueux Eurent lu dans les siens qu'elle n'était contraire. Vers la sakite Splendeur qui m'avait tant promis Me retournant y la voix empreinte de tendresse: Gosi fatta mi disse: La mia letizia mi ti tien celato , Ghe mi raggla dintomo, e mi nasconde.

Quasi animal di sua seta fasciato. Assai m' amasti, ed avesti bene onde: Fulgeami già in fronte la corona Di quella terra che '1 Danubio riga , Poi che le ripe Tedesche abbandona: Chè veramante provveder bisogna Per lui, o per altrui, si ch' a sua barca Carica più di carco non si pogna: La sua natura , che di larga parca Discese, avrîa mestier di tal milizia, Che non curasse di mettere in arca.

Pour peu que prévoyant fût mon frère , il fuirait Du Catalan altier la cupide indigence Bt, ménageant les siens, ne les irriterait Il est temps en eflct que par lui-même il pense, Ou tout autre en sa place , à ce que son vaisseau Déjà trop surchargé ne le soit de nouveau. Né d'un sang libéral 18 , lui serait nécessaire, Quand son instinct le pousse à vouloir amasser, D'être entouré de gens qui d'une avide serre Ne fussent occupés au coffre d'entasser.

Gomme je me complais , cher Messire , à penser Que tu vois, où tout bien commence cl se termine, Quelle vive allégresse inonde ma poitrine En t'écoutant parler, s'en accroît mon bonheur; 72 PARADI Qiicsto io a lui , cd cgii a me: Per che quantunque questo arco saetta, Disposto cade a provveduto fine, Sî come cocca in suo segno diretta. Se ci6 non fosse , il Ciel, che tu camminc, Producerebbe s li suoi eiïetti , Che non sarebbero arti, ma ruine: Non già ; perché impossibil veggîo , Che la Natura , in quel ch' è uopo , stanchi.

Or di', sarebbe il peggio Per ruonio in terra, se non fosse cive? SI, ripos' io, e qui ragion non cheggio. No ; se' il maestro voslro ben vi scrive. Si venne deducendo insino a quici: Dunque esser diverse Coiivien , de' vostri efTelti , le radici: Perché un nasce Solone, ed altro Serse, Altro Melchisedech , ed altro quelle, Che volando per T aère, il figlio perse.

Teux-tu te pénétrer encore davantag cette vérité? Non, car il ne se peut, clairement je le voi , le n'ait où besoin est la nature à suffire. Oui , certe, et par moi seul je le conçois fort bien. Et peut-il l'être à moins que de façon diverse lacun dans un emploi différent ne s'exerce? Jusques là, déduisant toujours, il poursuivit,: Sempre Natura , se'fortuna truova Discorde a se, come ogni altra semente, Fuor di sua région , fa mala prbova. E se '1 mondo laggiù ponesse mente Al fondamento, che INatura pone, Scguendo lui, avria buona la gente.

Ma voi torcete alla religîone Tal, che fu nato a cingersi la spada , E fale re di tal, ch' è da sermone: Onde la traccia vostrà è fuor di strada. Boccace dit que n lui beaucoup de beauté et d'amabilité, assai innamo- 0, imour, qui pousse tous les cieux à se mouvoir sous le: Dante Tavait durant un séjour de vingt et quelques jours qu'il fit à: Vous êtes leurré de promesses qui neaotf pas tenues ; mais vons obtenez au besoin un certificat atteilatf qu'on n'a rien trouvé.

Il est juste de dire que la fonte n'en ot pas au directeur-général, l. Les deux premiers sont vers la partie orientale dans laqodie s'élève l'Etna. Taci , c lascia volger gli anni: Ciusto verra dirietro a' vostri danni. Fi già la vita dî quel lume santo Rivolta s' cra al Sol, che la rïempie.

Corne a quel ben , ch' ad ogni cosa è tantoi Ahi anime ingannate , e fatue ed empie, Che da si fatto ben lorcete i cuori , Drlzzando in vanità le vostre tempie!

Gli occhi di Béatrice , ch' eran fermî Sovra me , come pria , di caro assenso Al mio disio certiûcato fêrmi: Deh metti al mio voler tosto compenso , Eeato spirto , dissi , e fammi pruova , Ch' io possa in te rifletter quel ch' io penso.

Onde la luce , che m' era ancor nuova , Del suo profondo , ond' ella pria cantava , Seguette , come a cui di ben far giova.

Cunizza fui chiamata, e qui rifulgo Perché mi vinse il lume d' esta Stella. Ma lietamente a me medesma îndulga La câgion di mia sorte , e non mi noia: Di questa luculenta e chiara gioia. Yedi se far si dee V uomo eccellente, Si ch' altra vita la prima relinqua: S'élève en cette part de la terre italique , ntre le Kialto 3 qui s'étend et les lieux û naissent y pour gagner le golfe Adriatique, a Brenta , la Piave 4 , un mont qui vers Isscieux 6 Se dresse très haut 5: Ne per esser battuta ancor si pente.

Ma tosto fia , che Padova al palnde Cangerà V acqua che Yicenza bagna, Per essore al dover le genti cnide. E dove Sile, e Cagnan s' accompagna , Tal signoreggia , e va con la testa alta , Che già per lui carpir si fa la ragna. Piangerà Feltro ancora la diffalta Deir empio suo Pastor , che sarà sconcia Si , che per simil non s' entre in Malta. Su sono speech i, voi dicete Tronic Onde rifulge a noi Dio giudicante, Si che questi parlar ne paion buoni.

Dio vede tutto , e tuo veder s' inluia , Diss' io, beato spirto, si che nulla Yoglia di se a te puote esser fuia. Elle se tut alors , et me fut manifeste, En la voyant rentrer dans la ronde céleste , Que s'ouvrait autre voie à son penser pieux.

Un pur éclat là-haut, comme le ris sur terre, Témoigne de la joie ; et de même au-dehors S'assombrit dans l'Enfer l'âme en proie aux remords. Pourquoi donc cette voix qui délecte les cieux Lorsqu'elle retentit pieusement unie Au chant de ces feux saints qui de six ailes font Un voile à l'enlour d'eux, un abri sur leur front 17 , N'est-elle encor propice à mon désir extrême?

La maggior valle in che V acqua si spanda. Incominciaro allor le sue parole , Fuor di quel mar , che la lerra inghirlanda , Tra discordant! Chè più non arse la iiglia di Belo, Noiando ed a Sicheo ed a Creusa , Di me, infin che si convenne al pelo: Ma del valore , ch' ordinô c provvide.

Qui si rimira neir arte, ch' adorna Con tanto afTetto, e discernesi il bene, Perché al mondo di su quel di giù torna. Ma perché le tue voglic tutte piene Ten porti , che son nate in questa spera , Procedere ancor oltre mi conviene. Or sappi , che là cntro si tranquilla Raab , ed a nostr' ordine congiunta , Di lei nel sommo grade si sigilla. Ne brûla plus que moi dans mon adolescence.

Du repentir pourtant loin d'ici ]a pensée ; Ime s'y réjouit, non de l'ancienne erreur, r la mémoire en est désormais effacée , is de l'ordre éternel , puissant , modérateur, tout qui sait pourvoir: Je dois poursuivre encore afin de satisfaire us les désirs par toi formés en cette sphère.

Bcii si convenne Ici lasciar per palma In alcim Gîelo dell' alla vittoria , Cbc s' acquistù con V una e V altra palnota: Si studia si , che pare a' lor vivagnl. A queslo intende '1 papa e i cardinali: Ma Yaticano , e V altre parti elettc Di Roma , che son state cimitero Alla milizia, che Pietro seguelte, Tosto libère ûen deir adultéro. Ce mot, en effet, signifie exhaussement. Il était de la funille des Onara, comtes de Bassano, et se rendit fameux par ses ornantes eu tyrannisant Vérone et une partie de la Lombardie.

Kllc vécut amoureusement, dit l'anonyme, se plaisant à la toilelle, au chaut, aux fêtes; mais sans se prêter COAffT IX. Pontife et cardinaux 36 , d'un soin continuel. Mettent là leur pensée, et ne s'occupent guère 0e l'humble Nazareth où vola Gabriel. Mais et le Vatican et Rome tout entière. Dont recouvrent le sol les ossements sacrés Des soldats de saint Pierre en martyrs expirés , Seront purgés bientôt de l'impur adultère Elle eut ensuite un comte de Bra- gance pour second mari ; celui-ci fut suivi d'un troisième.

Ils éprouvèrent une première dé- route au 17 septembre , et une seconde en Les gentilshommes des environs, parmi lesquetsoD cite un Atlincsi de' Caizoni , de Trévise, conspirèrent contre lui, à rinsligatton, croit-on, de Cane de la Scala, et il reçotle coup mortel de la main d'un rustre- C'était le tils du bon Ri- chard, dont il est fait mention Purgatoire XVI.

Il avait été créé vicaire impérial par Henri Yll, en Trois parents de Dante, nommés Aldigieri Fontana, et un ancien prieur de Florence , étaient au nombre des victi- mes: En nouunant ici Maltan, Dante se procurait la satisfaction de rap- peler un crime de riiomme pour lequel il professait une tiaine mortelle.

Je n'atten- drais pas ta demande si je m'cntuais comme tu fenmoie. Ces verbes composés, au moyeu de pronoms et de substantifs, sont fréquents dans le poème ; on cite ce passage pour en donner une idée. UOtlimo dit de lui: Il fut très eslinté de Bicbard d'Angleterre , et du comte Raimond de Toulouse , et de Baral, de Marseille, à la cour duquel il était reçu familière- inent.

Il fut beau de sa personne, ayant la parole élégante et fa- cile, d'humeur généreuse et d'ardent amour , mais discret et prudent. La femme de celui-ci étant morte, il en conçut un merveilleux chagrin et se relira, avec sa femnieet ses deux 61s, dansl'ordre de Citeaux; puis il fut fait abbé de Toronello et, plus tard, évêque de Marseille, d'où il chassa beaucoup d'hérétiques.

Cruor altus in undis spumat, Lucain, III. L'Ottimo dit que Foulques aima 6lles, femmes, veuves, nobles et roturières. Elle est louée par saint Paul dans son épître aux Hébreux, XI. Florence donnait alors la mode à l'Italie et même à l'Europe , comme aujourd'hui Paris , et partout l'on battait des florins. Boniface VIII ajouta un sixième livre aux cinq qui existaient avant lui. Leva dunque, Lettore, air alte ruote Meco la vista drillo a quella parte, Dove r un moto air altro si percuote: Yedi corne da indi si dirama V obblico cerchio, che i pianeti porta Per soddisfare al mondo , che gli chiama: Messo t' ho innanzi: Che a se ritorce tutta la mia cura cnANT X.

Vois , pour que leur lumière au monde satisfasse , Comme de l'Equateur s'écarte obliquement Le cercle où vont sans fin les planètes tournant 3. Ofy si tu veux , lecteur, d'un plaisir délectable Jouir sans te lasser, reste tranquillement A rêver sur ton siège en un si vaste champ. Je viens de t'y lancer, à toi de t'y repaître. Quella materia, ond' io son fatto scriba.

Oh Béatrice, quella, che si scorge Di bene in meglio si subitamente , Che r atto suo per tempo non si sporgc , Quant' esser convenia da se lucente! Ala creder puossî , e di veder si brami. Tal era quivi la quarta famiglia Deir alto Padre , che semprc la sazia , Mostrando come spira, e come figlia. Ringrazia, Ringrazia il Sol degli Angeli , ch' a questo Sensibil t' ha levato per sua grazia.

Guor di mortal nou fu mai si digesto A divozion, ed a rendersi a Dio, Con tutto '1 suo gradir cotanto presto, Com' a quelle parole mi fec' io: E si tutto '1 mio amore in lui si mise , Che Béatrice eclissè nell' obblio. On peut le croire au moins, et désirer le voir. Mais quand de nos pensers la bassesse est si grande , Faut-il s'émerveiller qu'à semblable hauteur Ne soit jusqu'au soleil un regard qui s'élende. Telle était dans ce Heu de gloire et de bonheur La quatrième part de la famille élue 8 , Que le Père en sa joie à jamais perpétue En lui montrant comment il engendre, et comment Est procédé de lui consubstantiellement.

Ame humaine ne fut jamais plus empressée A reporter vers Dieu l'élan de sa pensée Qu'en un pieux transport à ces mots je ne fis ; El toute ma ferveur si pleinement j'y mis Qu'en resta dans l'oubli Béatrice éclipsée. Cosi ciDger la figlia di Latona Vedém lai volta , quanto V aère è pregno , Si che ritenga il ûl , che fa la zona.

Chi non s' impcnna si , che lassù voli , Dal muto aspetti quindi le novelle. Foi si cantando quegli ardenti Soli Si fur girati intorno a noi tre volte , Corne stelle vicine a' fermi poli: Quai ti negasse 'l vin délia sua fiàla Per la tua sete, in liberté non fora, Se non com' acqua , ch' al mar non si cala.

Se tu di tutti gli altri esser vuoi certo , Dîretro al mio parlar ten' vien col viso, Girando su per lo bealo serto. Je vis nombre d'Ardeurs vivantes et sans pair Tout à l'entour de nous se former en couronne y Dont plus douce la voix à l'oreille résonne Que leur éclat n'est vif.

Quand les vapeurs dans l'air Conservent son reflet qui s'aiTondit en zone, Paraît se ceindre ainsi la fîlle de Latone Sont à la cour du Ciel où j'ai porté mes pas De merveilleux joyaux dont tout ravit , étonne , Qui ne sauraient franchir les célestes états: De ce nombre est le chant de ces Splendeurs si belles. A se l'imaginer que ne s'attende pas Pour voler jusque-là qui n'est pas muni d'ailes. Lorsqu'en loi resplendit , multipliant sa trace , Si manifestement le rayon de la grâce , Source du pur amour qui s'accroît pour aimer ; Lorsqu'elle t'a conduit dans ce sublime espace Où l'on ne descend pas sans remonter soudain ; De son urne à ta soif qui dénierait le vin , N'aurait sa volonté plus libre qu'eau de source Qui vers le sein des mers ne dirige sa course.

Tu désires savoir quelles brillantes fleurs Forment cette guirlande aux vivantes ardeurs Qui ceint, en l'admirant, la noble et belle dame honl la voix dans le Ciel donne force à ton âme. Je fus l'un des agneaux de ce troupeau divin Auquel saint Dominique a tracé le chemin. Où prospère et vit bien , sans encourir vergogne , Qui n'erre follement Appresso vedi '1 lume di quel cero , Che giuso in carne più addcntro vide L' angclica natura, e '1 ministère.

Or se tu r occhio délia mente trani Di luce in luce dielro aile mie Iode, Già deir ottava con sete rimani: La cinquième clarté qui plus brille en ces lieux Est d'un si saint amour l'expression splendide Que d'en ouïr parler là-bas on est avide En elle est la lumière au savoir merveilleux, Si profond que, s'il faut à la vérité croire.

A sa suite tu vois le flambeau rayonner Qui dans le temps qu'en chair il brilla sur la terre Pénétra plus avant, sut mieux illuminer L'angèlique nature et son saint ministère Dans la moindre lumière à sa droite sourit L'avocat dont le zèle avec feu défendit Les temples des chrétiens, et de qui l'éloquence Fut pour saint Augustin d'une utile assistance De Splendeur en Splendeur, selon que je louais , Si tu fus attentif, ton désir désormais Doit avoir reporté sa soif sur la huitième.

En elle, contemplant sans fin le Bien suprême. Jouit cette âme sainte à qui bien la comprend D'un monde faux et vain qui fait voir le néant Le corps dont elle fut violemment chassée. Dans celle enfin que vient de quitter ton regard Luit un pieux Esprit dont la pensée austère Estima que la mort tardait trop sur la terre.

Répand à tout jamais ce feu pur et serein Sigier qui professa dans le quartier du Fouarre , En butte aux envieux, mainte vérité rare Nell' ora, che la sposa di Dio surge A matlinar lo sposo, perche V ami: Che r una parte c 1' altra tira ed urge , Tin tin sonando can si dolce nota, Che '1 ben disposto spirlo d' amor turge: Gosi vid' io la glorîosa ruota Muoversi , e render voce a voce in tempra , Ed in dolcezza , ch' esscr non puù nota , Se non cola, dove '1 gioir s' insempra.

Aristote rappelle Cercle oblique. Tordre du ciel et de la terre serait troublé. Dorothée dit qne le Soleil signifiait esprit, science, intelligence et acquisition de foi. Cupientes aliquid de tenuitate nostrd m paupercvlâ in gazophylacium Domini mettere.

La pauvre nme oinrit au temple deux oboles, minuta duo. Dedi tibi eor sapiens et gens in tantum ut nullus antè te similis fuerit née posi rectums sit. Dante rappelle, d ConvitOj son consolateur et son maître. Boiftins fut sénateur de Rome et, après subi un injuste exil, Théodoric le fit mourir en prison. Il mourut en Ghi dictro stjura, e chi ad aforismi Sen' gîva, e chi seguendo sacerdozio, E chi regnar per forza, e per sofismi: On sait que les écoles étaient alors situées dans itue du Fouarre, près la place Maubert, ainsi nommée parce les auditeurs siégeant sur la paille au lieu de bancs, la en était continuellement encombrée.

Fouarre signifiait le en langue d'oil, et, en Normandie, on se sert encore dans t campagnes du mot de feurre. Quand' io da tutte queste cose sciolto , Con Béatrice m' era suso in Gielo , Cotanto glorïosamente accolto.

Poichè ciascano fu tornato ne lo Punto del cerchio , in che avanti s' era , Fermossi corne a candellier candelo. Gosi com' io del suo raggio m' accendo; Si y riguardando nella luce eterna Li tuo' pensicr, onde cagionî, apprendo; Tu dubbi , ed hai voler, che si ricerna In si aperta , e si distesa lingua Lo dicef mio, ch' al tuo sentir si sterna: Elles le savent bien et tournent, en riant, Vers moi, leurs yeux tout pleins de choses indiscrètes.

Je ne dis pas un mot ; je regarde toujours La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles: Je suis, sous leur corsage et les frêles atours, Le dos divin après la courbe des épaules. J'ai bientôt déniché la bottine, le bas Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas Gli agrari con gli occhiali segnalano le stecche; E i burocrati portano le loro spose obese; Accanto a loro vanno, compiacenti "cornàc", Signore tutte in ghingeri che sembrano réclames; Sulle panchine verdi, droghieri pensionati Stuzzicano la ghiaia col bastoncino a pomo, E assai seriosamente discutendo i trattati, Tabaccan dall'argento, e riprendono: Non dico una parola: Ben presto scovo i piedi, lo stivale la calza Loro mi trovan buffo e bisbigliano piano Les reins portent deux mots gravés: Clara Venus; - Et tout ce corps remue et tend sa larrge croupe Belle hideusement d'un ulcère à l'anus.

Ha inciso sulle reni la scritta: Clara Venus; - E tutto il corpo si agita e allarga il deretano Schifosamente bello per un'ulcera all'ano.

Assise sur ma grande chaise, Mi-nue, elle joignait les mains. Sur le plancher frissonnaient d'aise Ses petits pieds si fins, si fins. Elle eut un doux rire brutal Qui s'égrenait en claires trilles, Un joli rire de cristal. Les petits pieds sous la chemise Se sauvèrent: Monsieur, j'ai deux mots à te dire Seduta sul mio seggiolone, Seminuda, giungeva le mani.

Al suolo fremevano lieti i suoi piccolissimi piedi. Ebbe un ridere dolce e brutale Che si sciolse in un limpido trillo, Un ridere grazioso di cristallo. I suoi piedini sotto la camicia Si salvarono: Signore, ho qualcosa da dirvi Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin! L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière; Le vent chargé de bruits, - la ville n'est pas loin, - A des parfums de vigne et des parfums de bière II - Voilà qu'on aperçoit un tout petit chhiffon D'azur sombre, encadré d'une petite branche, Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond Avec de doux frissons, petite et toute blanche La sève est du champagne et vous monte à la tête On divague; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite là, comme une petite bête III Le coeur fou Robinsonne à travers les romans, - Lorsque, dans la clarté d'un pâle révverbère, Passe une demoiselle aux petits airs charmants, Sous l'ombre du faux-col effrayant de son père Et, comme elle vous trouve immensément naïf, Tout en faisant trotter ses petites bottines, Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif IV Vous êtes amoureux.

Loué jusqu'au mois d'août. Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût. I tigli san di buono nelle sere di giugno! II - Ecco si scorge in alto un piccolo brandello D'azzurro cupo, chiuso da una piccola fronda, Trapunto da una stella cattiva, che si fonde con dei fremiti lievi, piccola e tutta bianca La linfa è uno champagne che ti sale alla testa Si divaga; e si sente un bacio sulle labbra Che palpita in silenzio, come una bestiolina III Nei romanzi fa il Robinson, il cuore che impazzisce, - Allor che, nel chiarore di un pallido lampione Passa una signorina dall'aria deliziosa, All'ombra del colletto tremendo di suo padre E, poiché lei ti trova immensamente ingenuo, Trotterellando svelta con i suoi stivaletti, Rivolge il capo, attenta, con movimento lesto Fino ad agosto affittato.

Gli amici ti abbandonano, sei di cattivo di gusto. L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose Avec des coussins bleus. Un nid de baisers fous repose Dans chaque coin moelleux. Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace, Grimacer les ombres des soirs, Ces monstruosités hargneuses, populace De démons noirs et de loups noirs.

Puis tu te sentiras la joue égratignée Un petit baiser, comme une folle araignée, Te courra par le cou Et tu me diras: L'inverno ce ne andremo in un vagone rosa Con dei cuscini blu. Un nido di baci folli posa Nei soffici cantucci. Chiuderai gli occhi, tu, per non veder, dai vetri, Ghignar le ombre serali, Queste mostruosità arcigne, nera plebe Di demoni e di lupi.

Poi sentirai graffiarti la guancia lievemente Un breve bacio, come un ragno forsennato, Ti correrà sul collo Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue, Pâle dans son lit vert ou la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme Sourirait un enfant malade, il fait un somme: Les parfums ne font pas frissonner sa narine; Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine Tranquille. Il a deux trous rouge au côté droit. I piedi nei gladioli, dorme. Ridendo come Sorriderebbe un bimbo malato, schiaccia un sonno. Cullalo tu, Natura, col tuo calore: I profumi non fanno fremer le sue narici; Egli dorme nel sole, con la mano sul petto Calmo. Ha due fori rossi, a destra, nel costato.

Bienheureux, j'allongeai les jambes sous la table Verte: Stesi felicemente le gambe sotto il tavolo Verde: J'allais sous le ciel, Muse! Mon unique culotte avait un large trou. Mon auberge était à la Grande-Ourse. Negli unici calzoni avevo un largo squarcio. Mia dimora era l'Orsa Maggiore. Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges, Sentant les soleils vifs percaliser leur peau Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges, Tremblant du tremblement douloureux du crapaud.

Et les Sièges leur ont des bontés: Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes, Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour, S'écoutent clapoter des barcarolles tristes, Et leurs caboches vont dans des roulis d'amour. Ils surgissent, grondant comme des chats giflés, Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage! Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés.

Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors, Et leurs boutons d'habit sont des prunelles fauves Qui vous accrochent l'oeil du fond des corridors!

Puis ils ont une main invisible qui tue: Au retour, leur regard filtre ce venin noir Qui charge l'oeil souffrant de la chienne battue, Et vous suez, pris dans un atroce entonnoir. Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales, Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever Et, de l'aurore au soir, des grappes d'amygdales Sous leurs mentons chétifs s'agitent à crever.

Quand l'austère sommeil a baissé leurs visières, Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés, De vrais petits amours de chaises en lisière Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés; Des fleurs d'encre crachant des pollens en virgule Les bercent, le long des calices accroupis Tels qu'au fil des glaïeuls le vol des libellules - Et leur membre s'agace à des barbes d'épis. Questi vegliardi han sempre fatto treccia coi seggi, Sentendo i soli ardenti lucidargli la pelle, O, gli occhi fissi ai vetri dove le nevi fondono, Tremando col dolente trepidare dei rospi.

E le sedie con loro son gentili: Sarebbe un bel naufragio S'ergono, mugolando come gatti battuti, Aprono lentamente le scapole e, oh rabbia! Li sentite cozzare le loro teste calve Ai muri scuri, i piedi ciabattano rabbiosi E i bottoni degli abiti son pupille arrossate Che vi attirano l'occhio in fondo ai corridoi!

Posseggono una mano che, invisibile, uccide. Al ritorno, lo sguardo filtra il veleno nero Che offusca l'occhio mesto della cagna battuta, E voi sudate, presi in un atroce imbuto.

Riseduti, coi pugni persi dentro i polsini, Pensano alle persone che li hanno disturbati, E, da mattina a sera, grappoli di bargigli Fremono da scoppiare sotto i menti meschini. Quando l'austero sonno gli abbassa le visiere, Sognano sulle braccia di sedie fecondate, Di avere tutto intorno amorini di sedie Che circondino gaie le fiere scrivanie; Fiori d'inchiostro sputando pollini come virgole Li cullano, seduti a ridosso dei calici Come lungo i giaggiuoli un volo di libellule. Tels que les excréments chauds d'un vieux colombier, Mille Rêves en moi font de douces brûlures: Puis par instants mon coeur triste est comme un aubier Qu'ensanglante l'or jeune et sombre des coulures.

Puis, quand j'ai ravalé mes rêves avec soin, Je me tourne, ayant bu trente ou quarante chopes, Et me recueille, pour lâcher l'âcre besoin: Doux comme le Seigneur du cèdre et des hysopes, Je pisse vers les cieux bruns, très haut et très loin, Avec l'assentiment des grands héliotropes. Come caldi escrementi di un vecchio colombaio, Mille sogni procurano dolci bruciature; Poi d'improvviso il cuore triste è come un alburno, Che macchia l'oro giovane e scuro delle linfe.

E poi, quando ho ingoiato i miei sogni con cura, Io mi volto, bevuti più di trenta bicchieri, E mi concentro per mollar l'acre bisogno: Sous l'arbre tendronnier qui bave, Vos caoutchoucs Blancs de lunes particulières Aux pialats ronds, Entrechoquez vos genouillères, Mes laiderons! Nous nous aimions à cette époque, Bleu laideron! On mangeait des oeufs à la coque Et du mouron!

Un soir, tu me sacras poète, Blond laideron: Descends ici, que je te fouette En mon giron; J'ai dégueulé ta bandoline, Noir laideron; Tu couperais ma mandoline Au fil du front. O mes petites amoureuses, Que je vous hais!

Plaquez de fouffes douloureuses Vos tétons laids! Piétinez mes vieilles terrines De sentiment; - Hop donc! Vos omoplates se déboîtent, O mes amours! Une étoile à vos reins qui boitent Tournez vos tours! Et c'est pourtant pour ces éclanches Que j'ai rimé! Je voudrais vous casser les hanches D'avoir aimé! Fade amas d'étoiles ratées, Comblez les coins! Sous les lunes particulières Aux pialats ronds, Entrechoquez vos genouillères, Mes laiderons!

Bianche di luna assai particolari Dalle eminenze tonde, Cozzate pur le vostre ginocchiere, Mie dilette racchione! Noi ci amavamo tanto nel passato, O mia racchiona blu! Mangiavamo soltanto uova alla coque E semi di scagliola! Mi hai conosciuto poeta, una sera, O mia racchiona bionda: Vieni un po' giù, che ti voglio frustare Distesa sul mio grembo. Ho vomitato la tua brillantina, O mia racchiona nera; Tu potresti tagliarmi il mandolino Col filo della fronte. La mia saliva disseccata, O mia racchiona rossa, Continua ad infettare le trincee Del tuo seno rotondo!

Oh sapeste, mie piccole amorose, Sapeste quanto vi odio! Appioppate ceffoni dolorosi A quei vostri tettoni. Calpestate le mie vecchie terrine Colme di sentimento; - Su dunque! Ecco che vi si slogano le scapole, O mie piccole amate! Una stella alle reni traballanti, Fate bei girotondi! Eppure è proprio per questa carnaccia Che ho scritto le mie rime! Vorrei davvero fiaccarvi le reni per avervi adorate! Congerie insulsa di stelle fallite, Andate dunque a cuccia! Sotto le lune assai particolari Dalle eminenze tonde, Cozzate pur le vostre ginocchiere, Mie dilette racchione!

Demeny Et la Mère, fermant le livre du devoir, S'en allait satisfaite et très fière, sans voir, Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences, L'âme de son enfant livrée aux répugnances. Tout le jour il suait d'obéissance; très Intelligent; pourtant des tics noirs, quelques traits, Semblaient prouver en lui d'âcres hypocrisies. Dans l'ombre des couloirs aux tentures moisies, En passant il tirait la langue, les deux poings A l'aine, et dans ses yeux fermés voyait des points.

Une porte s'ouvrait sur le soir: L'été Surtout, vaincu, stupide, il était entêté A se renfermer dans la fraîcheur des latrines: Il pensait là, tranquille et livrant ses narines.

Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinet Derrière la maison, en hiver, s'illunait, Gisant au pied d'un mur, enterré dans la marne Et pour des visions écrasant son oeil darne, Il écoutait grouiller les galeux espaliers. Ces enfants seuls étaient ses familiers Qui, chétifs, fronts nus, oeil déteignant sur la joue, Cachant de maigres doigts jaunes et noirs de boue Sous des habits puant la foire et tout vieillots, Conversaient avec la douceur des idiots!

Et si, l'ayant surpris à des pitiés immondes, Sa mère s'effrayait; les tendresses, profondes, De l'enfant se jetaient sur cet étonnement. Elle avait le bleu regard, - qui ment! A sept ans, il faisait des romans, sur la vie Du grand désert, où luit la Liberté ravie, Forêts, soleils, rives, savanes! Quand venait, l'oeil brun, folle, en robes d'indiennes, - Huit ans, - la fille des ouvriers d'à côté, La petite brutale, et qu'elle avait sauté, Dans un coin, sur son dos, en secouant ses tresses, Et qu'il était sous elle, il lui mordait les fesses, Car elle ne portait jamais de pantalons; - Et, par elle meurtri des poings et dees talons, Remportait les saveurs de sa peau dans sa chambre.

Il craignait les blafards dimanches de décembre, Où, pommadé, sur un guéridon d'acajou, Il lisait une Bible à la tranche vert-chou; Des rêves l'oppressaient chaque nuit dans l'alcôve. Il n'aimait pas Dieu mais les hommes, qu'au soir fauve, Noirs, en blouse, il voyait rentrer dans le faubourg Où les crieurs, en trois roulements de tambour, Font autour des édits rire et gronder les foules. Et comme il savourait surtout les sombres choses, Quand, dans la chambre nue aux persiennes closes, Haute et bleue, âcrement prise d'humidité, Il lisait son roman sans cesse médité, Plein de lourds ciels ocreux et de forêts noyées, De fleurs de chair aux bois sidérals déployées, Vertige, écroulements, déroutes et pitié!

Demeny E la madre, chiudendo il libro del dovere, Se ne andava contenta e fiera; non vedeva Negli occhi azzurri e sotto la fronte prominente, L'anima di suo figlio colma di ripugnanza.

Tutto il giorno sudava obbedienza; era molto Intelligente; eppure tic neri e qualche tratto Rivelavano in lui un'acre ipocrisia. Nei corridoi oscuri dai parati muffosi, Faceva le boccacce, stringendo i suoi due pugni All'inguine, e negli occhi chiusi vedeva punti. Una porta s'apriva nella sara: L'estate, vinto, ottuso, si ostinava caparbio A rinchiudersi dentro la frescura dei cessi: E quando, ripulito dagli odori del giorno, L'orto dietro la casa, d'inverno, si illunava, Seduto accanto a un muro, sepolto nella marna E schiacciandosi gli occhi per avere visioni, Udiva il brulicare delle spalliere putride.

Suoi compagni eran solo quei bimbi Che, grami, a fronte nuda, con gli occhi liquescenti, Celavano i ditini, gialli e neri di fango, Sotto vecchi vestiti che puzzavan di sciolta, E parlavan coi modi timidi degli idioti. Se, dopo averlo colto in turpi compassioni, Sua madre sbigottiva, la grande tenerezza Del bimbo si sfogava sopra quello stupore.

Ella aveva lo sguardo blu, - che mente! A sett'anni faceva romanzi sulla vita Dei deserti, ove splende la Libertà rapita, Foreste, soli, rive, savane! Quando occhi bruni, folle, vestita di cotone Veniva la bambina dei vicini operai, E lei quasi brutale addosso gli saltava Sulla schiena, in un angolo, e scuoteva le trecce, Standole chino sotto le mordeva le natiche: Dato che mutandine, quella, non ne portava; - Lui, pesto ed ammaccato da pugni e da pedate, Portava quel sapore di pelle nella camera.

Temeva le domeniche beffarde di dicembre, Allora, impomatato, su un tavolo di mogano, Leggeva in una Bibbia dal taglio verde cavolo. L'opprimevano i sogni nell'alcova, ogni notte. Non adorava Dio; amava invece gli uomini Che nella sera fulva, neri, dentro la blusa, Rientravano ai sobborghi dove dei banditori Fanno, coi loro editti, ridere e urlar la folla. Egli prediligeva le cose tenebrose; Se nella stanza nuda dalle persiane chiuse, Alta e azzurra, pervasa di un'acre umidità, Leggeva un suo romanzo da sempre meditato, Cieli pesanti d'ocra, foreste immense e ancora Fiori di carne ai boschi astrali si schiudevano, Scoscendimenti, rotte, vertigine e pietà!

Aux femmes, c'es bien bon de faire des bancs lisses, Après les six jours noirs où Dieu les fait souffrir! Elles bercent, tordus dans d'étranges pelisses, Des espèces d'enfants qui pleurent à mourir. Leurs seins crasseux dehors, ces mangeuses de soupe, Une prière aux yeux et ne priant jamais, Regardent parader mauvaisement un groupe De gamines avec leurs chapeaux déformés. Dehors, le froid, la faim, l'homme en ribote: Encore une heure; après, les maux sans noms!

Ces effarés y sont et ces épileptiques Dont on se détournait hier aux carrefours; Et, fringalant du nez dans des missels antiques, Ces aveugles qu'un chien introduit dans les cours. Et tous, bavant la foi mendiante et stupide, Récitent la complainte infinie à Jésus Qui rêve en haut, jauni par le vitrail livide, Loin des maigres mauvais et des méchants pansus, Loin des senteurs de viande et d'étoffes moisies, Farce prostrée et sombre aux gestes repoussants; - Et l'oraison fleurit d'expressions chhoisies, Et les mysticités prennent des tons pressants, Quand, des nefs où périt le soleil, plis de soie Banals, sourires verts, les Dames des quartiers Distingués, - ô Jésus!

Per le donne è un sollievo lustrare bene i banchi. Dopo i sei giorni neri in cui Dio le tormenta! Cullano, attorcigliati dentro pellicce strane, Bizzarri neonati che piangon da morire.

Coi seni sozzi fuori, quelle mangiaminestre, la preghiera negli occhi e non pregando mai Osservano malighe pavoneggiarsi un gruppo Di bambine coperte da cappelli deformi. Fuori, il freddo, la fame, il marito in bisboccia; Sta bene. Ancora un'ora; poi, mali innominabili! Ecco gli stralunati, ed ecco gli epilettici Da cui lo sguardo fugge se li incontri per via; E, pascolando avidi col naso nei messali, Ecco i ciechi che un cane guida dentro i cortili. Tutti sbavan la fede tonta degli accattoni, Recitando un lamento infinito a Gesù Che sogna in alto, giallo per la vetrata livida, lungi da quei malvagi macilenti o panciuti, Lungi da quell'odore di carne e stoffe putride, Dai buffoni prostrati con gesti ripugnanti; - Le preci s'infiorettano di locuzioni scelte E il misticismo assume un tono più incalzante, Quando, dalle navate dove perisce il sole, Con sorrisi verdastri nella seta babale, Le Dame dei quartieri distinti, fegatose, Fan baciare le dita gialle all'acquasantiera.

Ont-elles pris les crèmes brunes Sur les mares des voluptés? Ont-elles trempé dans des lunes Aux étangs de sérénités? Ont-elles bu des cieux barbares, Calmes sur les genoux charmants? Ont-elles roulé des cigares Ou trafiqué des diamants? Sur les pieds ardents des Madones Ont-elles fané des fleurs d'or? C'est le sang noir des belladones Qui dans leur paume éclate et dort. Mains chasseresses des diptères Dont bombinent les bleuisons Aurorales, vers les nectaires? Mains décanteuses de poisons?

Un rêve inouï des Asies, Des Khenghavars ou des Sions? Ces mains n'ont pas lavé les langes Des lourds petits enfants sans yeux. Ce ne sont pas mains de cousine Ni d'ouvrières aux gros fronts Que brûle, aux bois puant l'usine, Un soleil ivre de goudrons. Ce sont des ployeuses d'échines, Des mains qui ne font jamais mal, Plus fatales que des machines, Plus fortes que tout un cheval! Remuant comme des fournaises, Et secouant tous ses frissons, Leur chair chante des Marseillaises Et jamais les Eleisons!

Ça serrerait vos cous, ô femmes Mauvaises, ça broierait vos mains, Femmes nobles, vos mains infâmes Pleines de blancs et de carmins. L'éclat de ces mains amoureuses Tourne le crâne des brebis!

Dans leurs phalanges savoureuses Le grand soleil met un rubis! Une tache de populace Les brunit comme un sein d'hier; Le dos de ces Mains est la place Qu'en baisa tout Révolté fier!

Elles ont pâli, merveilleuses, Au grand soleil d'amour chargé, Sur le bronze des mitrailleuses A travers Paris insurgé! Et c'est un soubresaut étrange Dans nos êtres, quand, quelquefois, On veut vous déhâler, Mains d'ange, En vous faisant saigner les doigts! Han forse preso le melme brune Sugli acquitrini di voluttà?

Son forse sprofondate nelle lune Dai bianchi stagni di serenità? Hanno forse bevuto cieli barbari, Quiete sulle ginocchia deliziose? Avranno forse arrotolato sigari O fatto contrabbando di diamanti? Sui piedi ardenti delle Madonne Hanno fatto avvizzire fiori d'oro? E il sangue nero della belladonna Che dentro il loro palmo scoppia e dorme.

Son forse mani che han cacciato i ditteri Che fan vibrare le azzurrinità Aurorali, vicino ai nettarii? Son mani che decantano veleni? Forse un sogno inaudito dalle Asie, da Kenghavàar oppure da Sionne? Queste mani non han lavato i panni Di pesanti neonati senza sguardo. Non sono certo mani di cugina Né di operaie dalla vasta fronte Che brucia, in boschi fetidi d'industria, per un sole ubriacato di catrame.

Sempre in subbuglio come fornaci, Scuotendo con violenza tutti i fremiti, La loro carne canta Marsigliesi, Né si abbandona mai ai chierieleison! Potrebbero agguantarvi per il collo, Donne cattive, o schiacciarvi le mani, Nobili donne, quelle mani infami Piene di biacca oppure di carminio. Nelle loro falangi saporose Brillando il sole incastona un rubino! Una macchia color della plebaglia Le rende brune come un seno d'ieri; È proprio al dorso di codeste Mani che ogni fiero Ribelle ha dato un bacio!

Son diventate pallide, magnifiche, Sotto il gran sole carico d'amore, Impugnando le canne di mitraglia Attraverso Parigi ammutinata! E uno strano sussulto scuote il fondo Del nostro essere, quando vi si vuole Sbiancare, Mani d'angelo, facendo Sprizzare il sangue dalle vostre dita! A, noir corset velu des mouches éclatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles, Golfes d'ombre; E, candeurs des vapeurs et des tentes, Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles; I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles Dans la colère ou les ivresses pénitentes; U, cycles, vibrement divins des mers virides, Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux; O, suprême Clairon plein des strideurs étranges, Silences traversés des Mondes et des Anges: A, nero vello al corpo delle mosche lucenti Che ronzano al di sopra dei crudeli fetori, Golfi d'ombra; E, candori di vapori e di tende, Lance di ghiaccio, brividi di umbelle, bianchi re; I, porpore, rigurgito di sangue, labbra belle Che ridono di collera, di ebbrezze penitenti; U, cicli, vibrazioni sacre dei mari viridi, Quiete di bestie al pascolo, quiete dell'ampie rughe Che alle fronti studiose imprime l'alchimia.

O, la suprema Tuba piena di stridi strani, Silenzi attraversati dagli Angeli e dai Mondi: A notre époque de sagous, Quand les Plantes sont travailleuses, Le Lys boira les bleus dégoûts Dans tes Proses religieuses!

On n'en voit pas! Et dans ton Vers, tel que les manches Des Pécheresses aux doux pas, Toujours frissonnent ces fleurs blanches!

Toujours, Cher, quand tu prends un bain, Ta chemise aux aisselles blondes Se gonfle aux brises du matin Sur les myosotis immondes!

L'amour ne passe à tes octrois Que les Lilas, - ô balançoires! Et les Violettes du Bois, Crachats sucrés des Nymphes noires! De vos forêts et de vos prés, O très paisibles photographes! La Flore est diverse à peu près Comme des bouchons de carafes! Toujours les végétaux Français, Hargneux, phtisiques, ridicules, Où le ventre des chiens bassets Navigue en paix, aux crépuscules; Toujours, après d'affreux dessins De Lotos bleus ou d'Hélianthes, Estampes roses, sujets saints Pour de jeunes communiantes!

Vieilles verdures, vieux galons! Fleurs fantasques des vieux Salons! Oui, vos bavures de pipeaux Font de précieuses glucoses! Mais, Cher, l'Art n'est plus, maintenant, - C'est la vérité, - de permettre A l'Eucalyptus étonnant Des constrictors d'un hexamètre: Comme si les Acajous Ne servaient, même en nos Guyanes, Qu'aux cascades des sapajous, Au lourd délire des lianes! Vaut-elle un seul pleur de chandelle? Toi, même assis là-bas, dans une Cabane de bambous, - volets Clos, tentures de perse brune, - Tu torcherais des floraisons Dignes d'Oises extravagantes!

IV Dis, non les pampas printaniers Noirs d'épouvantables révoltes, Mais les tabacs, les cotonniers! Dis les exotiques récoltes! Dis, front blanc que Phébus tanna, De combien de dollars se rente Pedro Velasquez, Habana; Incague la mer de Sorrente Où vont les Cygnes par milliers; Que tes strophes soient des réclames Pour l'abatis des mangliers Fouillés des Hydres et des lames!

Ton quatrain plonge aux bois sanglants Et revient proposer aux Hommes Divers sujets de sucres blancs, De pectoraires et de gommes!

Sachons par Toi si les blondeurs Des Pics neigeux, vers les Tropiques, Sont ou des insectes pondeurs Ou des lichens microscopiques! Trouve, ô Chasseur, nous le voulons, Quelques garances parfumées Que la Nature en pantalons Fasse éclore! Trouve, aux abords du Bois qui dort, Les fleurs, pareilles à des mufles, D'où bavent des pommades d'or Sur les cheveux sombres des Buffles! Trouve, aux prés fous, où sur le Bleu Tremble l'argent des pubescences, Des calices pleins d'Oeufs de feu Qui cuisent parmi les essences!

Trouve des Chardons cotonneux Dont dix ânes aux yeux de braises Travaillent à filer les noeuds! Trouve des Fleurs qui soient des chaises! Oui, trouve au coeur des noirs filons Des fleurs presque pierres, - fameuses! Sers-nous, ô Farceur, tu le peux, Sur un plat de vermeil splendide Des ragoûts de Lys sirupeux Mordant nos cuillers Alfénide!

V Quelqu'un dira le grand Amour, Voleur des sombres Indulgences: Toi, fais jouer dans nos torpeurs, Par les parfums les hystéries; Exalte-nous vers les candeurs Plus candides que les Maries Ta Rime sourdra, rose ou blanche, Comme un rayon de sodium, Comme un caoutchouc qui s'épanche! De tes noirs Poèmes, - Jongleur! Blancs, verts, et rouges dioptriques, Que s'évadent d'étranges fleurs Et des papillons électriques! Et les poteaux télégraphiques Vont orner, - lyre aux chants de fer, Tes omoplates magnifiques!

Surtout, rime une version Sur le mal des pommes de terre! In questo nostro tempo sagù, In cui le Piante son lavoratrici, Il Giglio si berrà i disgusti blu Nelle tue Prose molto religiose!

Nessuno li ha mai visti! Ma nel tuo Verso, simile alle maniche Delle Veneri che hanno un dolce passo, Tremano sempre questi fiori bianchi! Sempre, mio Caro, quando fai il bagno, La tua camicia sulle ascelle bionde Si gonfia nella brezza del mattino Sugli occhi belli e immondi di madonna! L'amore fa passare alla dogana Solo quelle fandonie di Lillà!

E le odorose violette dei boschi Sputi mielati delle Ninfe nere! II O Poeti, quand'anche voi avreste Le Rose dai bei petali rigonfi, Rosse sopra gli steli dell'alloro, E di migliaia di ottave gonfiata! Dalle vostre foreste e da quei prati, Miei cari e pacifissimi fotografi, La Flora vera sarebbe differente Come i turaccioli delle caraffe!

Sempre gli stessi vegetali celtici, Tubercolotici, arcigni, ridicoli, Sui quali il ventre dei cani bassotti Sereno naviga dentro i crepuscoli; Sempre, dopo i disegni spaventevoli Di Loti azzurri oppure d'Elianti, Stampe rosa, piissimi argomenti Per delle giovani comunicande! L'Ode in stile Açokà clibra con la Strofa a finestra dei donnina allegra; Pomposi farfalloni vanno e evacuano Sulle primaverili margherite. Vecchia verzura, vecchie cianfrusaglie!

O secchi pasticcini vegetali! Fiori bizzarri dei vecchi Salons! Le vostre sbavature di zampogna Fanno di certo preziosi glucosi! Ma, Caro, l'Arte ormai non è più in grado Di permettere - è vero, l'assicuro - Che l'Eucalipto costruttore abbia Dei seri costrittori d'un esametro; Come se i Mogani servissero, anche Nelle nostre Guiane, unicamente Al pesante delirio delle liane, Ai capitomboli dei sapaiù!

O una lacrima sola di candela? Tu, seduto laggiù, in una capanna Di bambù, con le imposte ben tappate E i tendaggi colore persia bruna, - Tu raffazzoneresti fioriture Degne di stravaganti fiumi gallici! IV Dirai, non già pampas primaverili, Nere di spaventevoli rivolte, Ma i tabacchi, le piante di cotone! Dai, racconta gli esotici raccolti! Di', fronte bianca abbronzata da Febo, A quanti dollari ammonta la rendita, Del Signor Pedro Velasquez, Havana; Incaca tutto il mare di Sorrento Dove i Cigni si recano a migliaia; Le tue strofe diventino réclame Perché si facciano abbattere i manghi, Frugati dalle idre e dalle lame!

La tua quartina ai boschi sanguinanti Si tuffa e torna per proporre agli Uomini Vari soggetti di zuccheri bianchi, Di pettorali oppure anche di gomme! Facci sapere Tu se la biondezza Di quei picchi nevosi, verso i Tropici, Dobbiamo ascriverla ad insetti ovipari Oppure a microscopici licheni!

Cacciatore, vogliamoche tu trovi Qualche robbia scarlatta e profumata Che la Natura con su i pantaloni Faccia sbocciare! Trova, ai confinidel Bosco assopito, Fiori che siano simili a dei musi Che sbavano pomate d'oro sopra I lunghi e scuri capelli dei Bufali!

Trova, nei prati dove sull'Azzurro Trema l'argento delle pubescenze, Dei calici stracolmi d'uova ardenti Che cuociono fra le più pure essenze! Trova Cardi con barbe di cotone Cui dieci ciuchi dagli occhi di bragia Filano i nodi con ostinazione!

Trova fiori che siano delle sedie! Trova nel cuore dei filoni neri Splendidi fiori quasi come pietre, Che verso i loro duri ovari biondi Abbiano delle ghiandole gommose! Servici, mio Burlone, tu lo puoi, Sopra un bel piatto d'argento dorato, Gigli in ragù sciropposi che attacchino I nostri begli halfenidi cucchiai!

V Qualcuno dirà forse il grande Amore, Imbolatore di oscure Indulgenze: Ma né Renan né il gatto Murr han visto Nè mai vedranno i Tirsi blu e immensi! Tu, fai scattare nei nostri torpori, Emanando profumi, le isterie; Devi esaltarci verso dei candori Candidi molto più che le Marie Sgorgherà la tua rima, rossa o bianca, E sembrerà come un raggio di sodio, Come un caucciù che prima o poi si schiuda!

Dai tuoi neri Poemi, - Giocoliere! Diottriche candide, verdi e vermiglie, E fiori stravaganti scappin fuori Unitamente a elettriche farfalle! E i pali delle linee telegrafiche Ornano - lira dal canto ferrigno, Le tue magnifiche splendide spalle! E soprattutto, rima una versione Sopra la malattia delle patate! Mais le soleil éveille, à travers les feuillages, Les vieilles couleurs des vitraux irréguliers. La pierre sent toujours la terre maternelle, Vous verrez des monceaux de ces cailloux terreux Dans la campagne en rut qui frémit solennelle, Portant près des blés lourds, dans les sentiers ocreux, Ces arbrisseaux brûlés ou bleuit la prunelle, Des noeuds de mûriers noirs et de rosiers fuireux.

Tous les cent ans on rend ces granges respectables Par un badigeon d'eau bleue et de lait caillé: Si des mysticités grotesques sont notables Près de la Notre Dame ou du Saint empaillé, Des mouches sentant bon l'auberge et les étables Se gorgent de cire au plancher ensoleillé.

L'enfant se doit surtout à la maison, famille Des soins naïfs, des bons travaux abrutissants; Ils sortent, oubliant que la peau leur fourmille Où le Prêtre du Christ plaqua ses doigts puissants.

On paie au Prêtre un toit ombré d'une charmille Pour qu'il laisse au soleil tous ces fronts brunissants. Le premier habit noir, le plus beau jour de tartes, Sous le Napoléon ou le Petit Tambour Quelque enluminure où les Josephs et les Marthes Tirent la langue avec un excessif amour Et que joindront, au jour de science, deux cartes, Ces seuls doux souvenirs lui restent du grand jour.

Les filles vont toujours à l'église, contentes De s'entendre appeler garces par les garçons Qui font du genre après Messe ou vêpres chantantes. Eux qui sont destinés au chic des garnisons, Ils narguent au café les maisons importantes, Blousés neuf, et gueulant d'effroyables chansons. Cependant le Curé choisit pour les enfances Des dessins; dans son clos, les vêpres dites, quand L'air s'emplit du lointain nasillement des danses, Ils se sent, en dépit des célestes défenses, Les doigts de pied ravis et le mollet marquant; - La nuit vient, noir pirate aux cieux d'or débarquant.

Les parents semblent de doux portiers. Mieux qu'à l'église haute aux funèbres rumeurs, D'abord le frisson vient, - le lit n'étant pas fade - Un frisson surhumain qui retourne: IV Puis la Vierge n'est plus que la vierge du livre. Les mystiques élans se cassent quelquefois Et vient la pauvreté des images, que cuivre L'ennui, l'enluminure atroce et les vieux bois; Des curiosités vaguement impudiques Epouvantent le rêve aux chastes bleuités Qui s'est surpris autour des célestes tuniques, Du linge dont Jésus voile ses nudités.

Elle veut, elle veut, pourtant, l'âme en détresse, Le front dans l'oreiller creusé par les cris sourds, Prolonger les éclairs suprêmes de tendresse, Et bave Et l'enfant ne peut plus. Elle s'agite, cambre Les reins et d'une main ouvre le rideau bleu Pour amener un peu la fraîcheur de la chambre Sous le drap, vers son ventre et sa poitrine en feu V A son réveil, - minuit, la fenêtre était blanche.

Devant le sommeil bleu des rideaux illunés, La vision la prit des candeurs du dimanche; Elle avait rêvé rouge. Elle saigna du nez, Et se sentant bien chaste et pleine de faiblesse Pour savourer en Dieu son amour revenant, Elle eut soif de la nuit où s'exalte et s'abaisse Le coeur, sous l'oeil des cieux doux, en les devinant; De la nuit, Vierge-Mère impalpable, qui baigne Tous les jeunes émois de ses silences gris, Elle eut soif de la nuit forte où le coeur qui saigne Ecoule sans témoin sa révolte sans cris.

Et faisant la victime et la petite épouse, Son étoile la vit, une chandelle aux doigts, Descendre dans la cour où séchait une blouse, Spectre blanc, et lever les spectres noirs des toits. VI Elle passa sa nuit sainte dans des latrines. Vers la chandelle, aux trous du toit coulait l'air blanc, Et quelque vigne folle aux noirceurs purpurines, En deçà d'une cour voisine s'écroulant.

La lucarne faisait un coeur de lueur vive Dans la cour où les cieux bas plaquaient d'ors vermeils Les vitres; les pavés puant l'eau de lessive Soufraient l'ombre des murs bondés de noirs sommeils. VII Qui dira ces langueurs et ces pitiés immondes, Et ce qu'il lui viendra de haine, ô sales fous, Dont le travail divin déforme encor les mondes, Quand la lèpre à la fin mangera ce corps doux?

VIII Et quand, ayant rentré tous ses noeuds d'hystéries, Elle verra, sous les tristesses du bonheur, L'amant rêver au blanc million des Maries, Au matin de la nuit d'amour, avec douleur: J'ai pris ta bouche, Ton coeur, tout ce qu'on a, tout ce que vous avez; Et moi, je suis malade: Tu baisais mes cheveux profonds comme les laines, Et je me laissais faire Tes baisers, je ne puis jamais les avoir sus: Et mon coeur et ma chair par ta chair embrassée Fourmillent du baiser putride de Jésus!

Ma il sole fa rifulgere, attraverso il fogliame, I bei colori antichi dei vetri irregolari. La pietra ha il buon odore della terra materna. Vedrete accatastati quei ciottoli terrosi Nei campi che, solenni, fremon ebbri d'amore, E sopra, accanto al grano, lungo i sentieri d'ocra, Gli arboscelli riarsi dalle prugnelle azzurre, I gelsi neri e torti, i rosai stercolosi.

Ogni secolo rende quei granai rispettabili Grazie a un'acqua azzurrina con dentro latte rancido; Se goffi misticismi sanno farsi notare Accanto alla Madonna o al Patrono impagliato, Le mosche che profumano di locanda e di stalla S'impinzano di cera sul pavimento, al sole. I giovani appartengono soprattutto alla casa, Covo di cure ingenue, di lavori servili.

Appena usciti, scordano la pelle che formicola Dove il Prete del Cristo ha appioppato gli artigli. Gli pagano una casa ombreggiata dai carpini Perché lasci nel sole quelle fronti che abbronzano. Il primo abito nero, il giorno della torta, Sotto il Napoleone o sotto il Tamburino, O qualche miniatura dove Giuseppe e Marte Tiran fuori la lingua con eccessivo amore Poi verranno, nel giorno di scienza, altre due carte: Questi i dolci ricordi che restan del gran Giorno.

Le ragazze van sempre in chiesa, assai contente Di sentirsi chiamare carogne dai ragazzi Che fanno gli spocchiosi dopo la Messa o i vespri. Benché predestinati ai fasti dell'esercito, Insultano al caffè i casati importanti, Vestiti a nuovo, e sbraitano qualche lor canzonaccia. Nel frattempo il Curato sceglie, per i bambini Santini; nel giardino, dopo i canti dei vespri, L'aria echeggia nasale delle danze lontane: Egli sente, a dispetto dei celesti divieti, I piedi ed i polpacci scandir rapiti il ritmo.

I suoi, sembrano dei portieri. III La vigilia del Giorno, la bambina s'ammala. Meglio che nella Chiesa dai funebri rumori, Giunge dapprima il brivido, - il letto non è insipido, - Un sovrumano brivido che sconvolge: IV Poi la Vergine è ancora la vergine del libro. I mistici trasporti si spezzano, talora Ed ecco lo squallore delle figure, opache Di noia, atroci immagini delle vecchie incisioni. Una curiosità vagamente impudica Scompiglia quel bel sogno di caste azzurrità Che si sorprende attento alla celeste tunica, Ai panni che tradiscono la nudità la nudità del Cristo.

Ella vuole, ella vuole, con l'anima in subbuglio, Scavando nel guanciale con le sue grida sorde, Prolungare quegli attimi supremi di dolcezza, E sbava La fanciulla è allo stremo. Si rivolta, s'inarca E con la mano schiude le cortine celesti Per portare nel letto il fresco della stanza, verso il suo ventre e verso il suo petto infuocato V Al suo risveglio, - è notte, - la sua finestra è bianca.

Dinanzi al sonno azzurro delle tende illunate, La coglie la visione pura delle domeniche; Aveva fatto un sogno rosso. Il naso le sanguina, E sentendosi casta, piena di debolezza, Per gustare con Dio quel ritorno d'amore, Volle veder la notte in cui s'esalta e umilia Il cuore, se indovini la dolcezza del cielo; La notte, Madre e Vergine, che impalpabile inonda Tutti i giovani petti coi suoi grigi silenzi; La notte vigorosa quando il cuore che sanguina Sfoga, lungi dal mondo, la sua rivolta muta.

La sua stella la vide, Vittima e insieme Sposa, Stringere una candela e scender nel cortile Dove i panni s'asciugano e, candido fantasma, Far sorgere fantasmi neri da sopra il tetto. Dal tetto verso il moccolo colava l'aria bianca Ed una vite pazza dai nigrori purpurei Che crollava al di qua d'un cortile vicino. Il pertugio era un cuore splendente nel cortile Dove il cielo pesante tingeva di vermiglio Le finestre; il selciato fetido di lisciva inzolfava quei muri zeppi di sonni bui.

VII Chi dirà quei languori e l'immonda pietà, L'odio che sarà in lei, o sporchi mentecatti Che ancora deformate il mondo col divino, Quando un giorno la lebbra divorerà quel corpo? VIII E quando, ringoiati i nodi d'isteria, Vedrà, nella tristezza della felicità, L'uomo sognare al bianco stuolo delle Marie, All'alba della notte d'amore, con dolore: Ti ho preso boacca e cuore, Tutto quello che abbiamo, tutto quello che avete; Ed io, sono malata: Ha colmato il mio corpo di schifo fino al collo!

Mi baciavi i capelli profondi come lana, Ed io m'abbandonavo Che non pensate mai che la più innamorata È, nella sua coscienza in preda a turpi orrori, La più prostituita e la più dolorante, E che ogni nostro slancio verso di voi è un errore!

jeune rousse nue escort girl oise Chi non s' impcnna sijeune rousse nue escort girl oise, che lassù voliDal muto aspetti quindi le novelle. Gh' air alto volo ti vesti le piume. A te, Natura, m'arrendo; Con la mia fame e tutta la mia sete. Solea credcr lo monde in suo periclo, Che la belia Ciprigna il folle amore Raggiasse, volta nel terzo epiciclo; Fer che non pure a lei faceano onore Di sacriûcje di votivo grido Le genti antiche neir antico errore: Solo ii peccato è quel che la disfranca, C falla dissimile al Sommo Bene, Perché la france porno escort bry sur marne lume suo poco s'imbiancaEd in sua dignità mai non riviene, Ge non rïempie dovc colpa volaContra mal dilettar con giuste pêne. Gli editori moderni raccolgono sotto il titolo di Poésies gennaio - estate la produzione letteraria di Rimbaud anteriore alla famosa Lettera del Veggente 15 maggio del ' Le dorade lui seul le péché dont l'outrage Fait que du Bien Suprême il devient différent iOPuisque dans ses rayons est moindre son partage.

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